La Fédérale 1 en plein money-time !

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    La Fédérale 1 en plein money-time !
Publié le , mis à jour

L’économie des clubs de l’élite amateur ne cesse d’inquiéter les instances fédérales. Et les récentes relégations financières ne sont pas là pour rassurer.

Périgueux hier, Chalon ou Rodez ou Bergerac, aujourd’hui, c’est une réalité à laquelle il va falloir se résoudre, les relégations des clubs de Fédérale 1 se jouent plus sur le bureau de la commission de contrôle des clubs de Fédérale que sur les terrains le dimanche après-midi.

Et la course à l’armement qu’impose un championnat dans lequel les écarts de budget sont de 1 pour 25 (En 2014-2015, la commission de contrôle des clubs de Fédérale avait établi le budget le plus faible de Fédérale 1 à 316 000 €, le plus haut à 8 131 334 €) continue de faire des dégâts.

Entre les nouveaux riches, au nombre de huit (dont les dossiers de candidature à l’accession au Pro D2 ont été validés par la DNACG) qui ne veulent pas s’éterniser chez les amateurs et ont mis en adéquation structures et ambitions sportives pour accéder au monde professionnel et les formations plus modestes dont le simple fait de perdurer à cet étage constitue en soi une raison de vivre et de continuer à se battre tous les week-ends, le fossé, la faille, la fracture même, se creuse, s’élargit, de façon inextinguible.

Sportivement d’abord, avec des entraîneurs qui pointent du doigt les dangers physiques que représente l’opposition de joueurs professionnels à leurs homologues amateurs et la longueur d’une saison qui hypothèque les chances de lutter jusqu’au bout à armes égales, ne serait-ce qu’au regard des disparités en termes d’effectifs. Financièrement ensuite avec la difficile mise en conformité des structures administratives et les écarts en termes de partenariat ou d’aides publiques.

Et, en la matière, les motifs de redressement financier ne manquent pas. Rémunérations non déclarées, remboursements de frais, avantages en nature, incohérence sur les déplacements, absence de justificatifs, utilisation erronée du barème fiscal des indemnités kilométriques… tout y passe dans la panoplie des « errements » en matière de gestion. Et la saison n’est pas terminée.

Alors, pour panser ces plaies béantes, de nombreux présidents de clubs en appellent à la scission pure et simple entre les futurs pros et les éternels amateurs, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre du fossé. La Fédération française dit avoir conscience du problème et a déjà entamé la mutation en contrôlant à la source les ambitions des clubs. Il reste encore beaucoup à faire pour redonner à cette Fédérale 1 valeur et équité sportives et prendre, au plus vite, en considération, les attentes de la base, ce qui, en période préélectorale, ne serait pas complètement inutile.

Cédric Cathala
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