2011 ou l'histoire d'un succès en trompe l’œil

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    2011 ou l'histoire d'un succès en trompe l’œil
Publié le , mis à jour

C'était un drôle de jour d'octobre 2011. Un sommet entre la France et le Pays de Galles, qui accoucha d'une victoire monumentale (9-8) et ouvrait pour la troisième fois de l’histoire les portes de la finale de Coupe du monde aux Français… 24 ans après la première. Retour sur un drôle match, serré et sans guère de jeu.

Que ce fut dur pour les Bleus de Lièvremont ! Le 15 octobre 2011, la France accédait à la place tant convoitée de finaliste de la Coupe du Monde. En battant le Pays de Galles d’un petit point, 9 à 8, les Français avaient décroché le ticket pour la finale contre la Nouvelle Zélande. Rappelez-vous le tournant du match, avec ce carton rouge (19e minute) donné au capitaine gallois, Sam Warburton, pour un plaquage « cathédrale » sur Vincent Clerc. Un tournant oui, alors que la rencontre n’avait jusque là pas forcément été à l’avantage des Bleus. A 15 contre 14, les Français n’avaient rien créé d’extraordinaire mais la "gagne" était tout de même au bout du suspens.

Une victoire amère

Malgré leur supériorité numérique mais les Bleus n’avaient pourtant pas trouvé de solutions et ils avaient souffert jusqu’à la dernière seconde. Il s’en était donc fallu de peu pour que les joueurs de Lièvremont ne passent à côté de la finale du Mondial, en 2011. Des drops ratés, une transformation qui touche l’extérieur du poteau… les Gallois l’ont eu mauvaise pendant un moment. Du côté français, Parra avait tout réussi, la chance était côté français cette fois-là. Une bonne étoile devait sûrement veiller sur eux à l’Eden Park d’Auckland. William Servat avait même évoqué, à l’époque, un dieu… «Plus qu’une bonne étoile, on sait maintenant qu’il existe un dieu du rugby !»

Des stats qui donnent une autre version

Si l’on regarde de plus près les statistiques de la rencontre match, tout était en faveur des Gallois. 59 % de possession du ballon pour des Gallois, qui avaient joué 60 % du temps dans le camp français. 126 plaquages réalisés par les Français contre 54 pour les Gallois, on devine qui a attaqué tout du long. Morgan Parra, buteur et ouvreur du XV de France lors de cette Coupe du Monde voyait à l’époque cette réussite comme une chance. «Le facteur chance que nous n’avions pas toujours eu avant…»

En sera-t-il de même pour la rencontre de vendredi soir dans le cadre du Tournoi des 6 Nations ? Alison Perret

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