Alexandre Flanquart : « On repart de zéro »

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    Alexandre Flanquart : « On repart de zéro »
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Malgré deux victoires encourageantes sur l’Irlande et l’Italie, Alexandre Flanquart, deuxième ligne du XV de France devenu incontournable en Bleu, refuse de céder à l’euphorie générale.

Comment appréhendez-vous ce déplacement périlleux à Cardiff ?

Après le match que nous avons réalisé contre l’Irlande (victoire 10 à 9), nous avons tous à cœur de prouver que nous sommes capables de faire aussi bien. Voire beaucoup mieux. Cela risque pourtant d’être difficile, tant les Gallois (quatrième nation mondiale, N.D.L.R.) sont impressionnants depuis quelques mois. Ils ont d’ailleurs réalisé d’énormes progrès en conquête directe, que ce soit dans le contre en touche ou en mêlée fermée. Dans ce secteur-là, ce sera plus dur que contre l’Irlande. Il faut garder les pieds sur terre. On repart de zéro.

L’ambiance à Marcoussis est-elle aussi légère qu’on veut bien le dire ?

Oui. Cette jeunesse amène un peu de folie, un peu d’insouciance au CNR. Tout le monde pousse dans le même sens. S’approprier le projet de jeu et s’imposer dans une aventure est plus simple quand les anciens sont moins nombreux, quand il y a moins de mecs de 35 ans. Mais ce n’est que le début…

La presse galloise a fait état d’une agressivité exacerbée lors de votre dernier match contre l’Irlande. Que voulez-vous répondre ?

Nous répondrons sur le terrain, vendredi soir. Et pas avant. Si nous mettons trop d’agressivité, c’est bon signe. Cela signifie même que contre l’Irlande, nous étions présents. Les matchs internationaux se gagnent dans le combat.

Guy Novès semble beaucoup compter sur vous dans cette aventure. Avez-vous un nouveau statut en équipe de France ?

Je ne sais pas. Après le Mondial, j’ai été blessé quasiment deux mois et ma priorité, pour l’instant, reste de retrouver mon meilleur niveau. Je me moque du statut.

Avez-vous progressé depuis vos débuts internationaux en juin 2013, face aux All Blacks ?

Je l’espère, oui. Au fil du temps, j’ai beaucoup travaillé physiquement. J’ai pris du poids, me suis développé. J’ai également tenté d’améliorer ma gestuelle, mon agressivité et les attitudes au contact. Je devais être plus puissant. C’est en tout cas ce que m’avaient demandé les coachs, que ce soit en club ou en équipe nationale.

Six joueurs du Stade français (Djibril Camara, Jonathan Danty, Jules Plisson, Antoine Burban, Alexandre Flanquart et Rabah Slimani, N.D.L.R.) seront présents sur la feuille de match à Cardiff. Est-ce étonnant pour une équipe actuellement classée onzième du Top 14 ?

Non. Nous sommes champions de France en titre et avons réalisé une très belle saison l’an passé. Nous ne sommes pas devenus nuls du jour au lendemain, que je sache ! La période du Mondial a juste été difficile à gérer pour le club… Quand on perd huit ou dix mecs d’un coup, c’est difficile d’avoir une quelconque profondeur de banc.

Marc Duzan
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