Laura Delas : « Je vis tous les moments »

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    Laura Delas : « Je vis tous les moments »
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La Tarbaise Laura Delas, se confie sur sa place en équipe de France Féminine. Elle fait à nouveau partie du groupe appelé pour affronter le Pays de Galles, elle le voit comme une nouvelle marche à franchir. Elle profite à fond et donne tout à chaque occasion.

Tu fais partie des nouvelles dans l’équipe de France…

J’avais déjà été sélectionné en 2012, où j’avais fait le Tournoi en entier. Mais j’y étais pour les qualités physique, rugbystiquement j’étais encore dans la découverte. Donc ce premier Tournoi c’était vraiment la découverte pour moi. L’année dernière j’ai fait deux matchs, mais je revenais de blessure. Je m’étais rompu les croisés l’année d’avant, donc je n’étais pas encore en pleine possession de mes moyens. Mais après, une fois mes petits problèmes physiques écartés j’ai l’impression d’être un enfant qui joue au ballons. (rire)

Comment vis-tu ton aventure avec le XV de France ?

C’est une ambiance de folie, les anciennes on va dire entre guillemets nous mettent vraiment dans le confort, ce que je ne ressentais pas forcément dans les précédentes sélections. Là on se trouve à l’aise et du coup on a envie de prendre des initiatives comme on prendrait peut-être en club. Du moins en Italie, je crois que je n’ai pas eu un ballon propre et pourtant j’ai pris un plaisir énorme. Et au match contre l’Irlande j’ai fait que défendre mais c’était aussi un plaisir énorme. Je vis tous les moments, j’ai eu un souci cet été, j’ai eu un accident où j’ai perdu une ou deux phalanges à un doigt donc pour moi le rugby je pensais que c’était fini. Là je vis l’aventure à fond, au jour le jour.

Tu as un rôle à jouer au pied dans cette équipe, comment ça se passe pour toi ?

Je suis deuxième, on parle beaucoup avec la numéro 10, Audrey Abadie, qui bute. Elle est d’ailleurs de Tarbes elle aussi. Elle prend prioritairement le jeu au pied, dès qu’elle sort c’est moi qui prends le relais. Mais après si dans le match je me sens une pénalité je l’annonce à la capitaine, après jusque-là je n’osais pas trop. Parce que même si en club je suis dans les premières on va dire, en équipe de France je n’y suis pas encore. Petit à petit le groupe m’a beaucoup mis à l’aise et du coup prendre le jeu au pied maintenant ça passe mieux et ça ira de mieux en mieux.

Le prochain match c’est contre le Pays de Galles, tu es dans le groupe. C’est une surprise pour toi ?

Je prends tout ce qu’on me donne, bien entendu que j’aimerai poursuivre l’aventure et même la clôturer et finir avec le grand chelem. Après si on ne m’avait pas prise, c’est qu’il y a meilleure. J’aurai forcément été déçu, je ne peux pas dire le contraire. Mais avec ce que j’ai vécu, d’où je reviens je me dis… je prends tout ce que l’on me donne, je suis contente d’y être. J’ai été deux fois titulaire, après je n’ai pas fait des trucs flamboyants mais j’ai rendu des copies plutôt propres même s’il y a des choses à modifier. Il y a toujours du travail !

Le match de dimanche, tu le vois comment ?

Je vois le match de dimanche comme une nouvelle marche à franchir afin d’atteindre l’objectif du grand chelem. Le pays de Galles est à mon avis une équipe qui progresse chaque année, il va falloir faire un match très sérieux, appliqué et réitérer la défense de l’Irlande. Il va falloir essayer de concrétiser toutes les attaques en faisant des choses simples mais à la perfection en un minimum de temps, c’est ce qu’est le haut niveau. Propos recueilli par Alison Perret

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