Écosse : retour de Visser

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    Écosse : retour de Visser
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Tim Visser, pur ailier sprinteur, va retrouver la scène internationale. À la fois hollandais, anglais et écossais, il symbolise le rugby mondialisé.

L’Écosse attire souvent la sympathie du public français et Vern Cotter aussi depuis son passage à Clermont. Mais les faits sont là : les Écossais sont sur une série de neuf défaites consécutives dans le Tournoi. Heureusement que la Coupe du Monde leur a permis d’emmagasiner un peu de confiance. Vont-ils briser cet affreux engrenage contre l’Italie ? Ce n’est pas impossible. En tout cas, ce match sera l’occasion de revoir Tim Visser, ce trois-quarts aile hyper rapide au pedigree international. Il est né aux Pays Bas, où il a commencé le rugby dans les pas de son père, capitaine de l’équipe nationale. Puis il est parti en Angleterre dans un lycée de Newcastle, ce qui lui valut d’être sélectionné avec les moins de 18 ans du XV de la Rose. Il trouva une place au centre de formation de Newcastle, puis à l’aile de l’équipe première avant de partir en 2009 à Édimbourg. On lui fit comprendre qu’au bout de trois ans de résidence, il serait éligible pour l’équipe d’Écosse. C’est ce qui s’est passé. Il fit ses débuts en 2012 sous la tunique bleu marine. Tim Visser est un pur finisseur, un chasseur d’essais. Il en a marqué dix sur la scène internationale à ce jour plus soixante-neuf pour Édimbourg et déjà six pour son nouveau club des Harlequins depuis le début de la présente saison : « Oui, je sais que c’est ma spécialité, la seule chose que je peux vraiment apporter à mon équipe. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai signé la saison dernière chez les Harlesquins. Ils pratiquent un rugby expansif et je ne voulais pas passer mon temps à me tourner les pouces. » Remis d’une blessure à une cuisse, il va prendre la place du néo-zélandais Sean Maitland, blessé lui aussi et qui tarde à confirmer le talent qu «’on lui prêtait à son arrivée en sélection en provenance du Super Rugby et des Crusaders. Sa « naturalisation » est pour l’instant moins heureuse que celle de Visser.

Jérôme Prévot
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