Les filles chutent elles aussi

  • Les filles chutent elles aussi
    Les filles chutent elles aussi
Publié le , mis à jour

Les françaises se sont inclinées sur le fil au pays de Galles, 8-10. Un échec inattendu qui met un terme au rêve de Grand Chelem. Sale week-end pour les français.

«Jusqu’ici tout va bien. Jusqu’ici tout va bien… Mais l’important n’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Comme Hubert Koundé dans La Haine, les Françaises semblaient maîtriser leur sujet dans ce début du Tournoi des 6Nations 2016. Elles ont pourtant dit adieu au Grand Chelem en s’inclinant au pays de Galles (10-8). Après deux rencontres aisément dominées, et alors qu’elles faisaient office de grandes favorites de la compétition, les joueuses de Jean-Michel Gonzalez ont reproduit la même erreur que lors de l’édition précédente, à savoir s’incliner chez l’un des outsiders du Tournoi. Après l’Italie en 2015, c’est cette fois le Pays de Galles qui prive les Bleues d’un cinq sur cinq.

Défaillances individuelles

Logiquement mise en lumière depuis le début de la compétition, la paire de centres a symbolisé les maux du XV de France, ce dimanche après-midi. Que ce soit Élodie Poublan, étonnamment battue par l’arrière galloise Hywel lors du premier essai de leurs adversaires dès la 4e minute, ou Lucille Godiveau, bien cadenassée par la paire de centres adverse, les deux joyaux du rugby féminin français n’ont réussi à peser sur la rencontre. Problématique pour le XV tricolore quand on connaît l’impact et l’importance de ce duo dans les résultats de l’équipe.
Le constat est également amer pour des joueuses comme Audrey Abadie ou Gaëlle Mignot, qui n’ont pas su apporter le petit plus à l’équipe de France. Si le pack s’est montré supérieur à celui des Galloises, c’est individuellement que les Bleues ont laissé échapper le match. Capables d’aller glaner des pénalités ou de récupérer des bras cassés sur des introductions adverses, c’est dans l’utilisation du ballon que les joueuses de Jean-Michel Gonzalez n’ont pas su prendre le dessus. Et face à des Galloises on ne peut plus pragmatiques (deux actions dangereuses pour deux essais !) c’est un rêve de Grand Chelem que viennent de laisser échapper les Bleues.

Retrouver des couleurs

Alors qu’elles symbolisaient la réussite du rugby féminin depuis le début de la compétition et qu’elles paraissaient en pleine confiance, c’est un gros coup d’arrêt que subissent les joueuses du XV de France. Dans un Tournoi 2016 qui devait permettre au staff tricolore d’introduire un peu de sang neuf à un an de la Coupe du monde en Irlande, cette première défaite de l’année devrait mettre un coup sur la tête des joueuses. Pour éviter de tomber dans le doute, elles devront réagir dès la prochaine journée, dans deux semaines en Écosse. Au Broadwood Stadium, les Bleues devront retrouver de la confiance. Face à un adversaire en difficulté et, semble-t-il un peu en dessus du niveau des autres équipes, les Bleus chercheront également à remettre en place le jeu aéré qu’elles proposaient depuis le début de la compétition. En face, les Écossaises, vaincues 32-0 à domicile lors de la première journée par les Anglaises, puis 23-10 au pays de Galles, avant de s’incliner 22-7 en Italie, pourraient, en cas de large défaite, redonner de la couleur à un XV de France qui ne s’attendait certainement pas à s’incliner en terres galloises. Si, en toute logique, les Bleues s’imposent en Écosse, elles s’offriraient le droit de disputer une finale lors du dernier match de la compétition face à leurs adversaires préférées… les Anglaises, premières de la compétition après trois journées. Malgré la défaite c’est donc une fin de Tournoi alléchante qui attend les Tricolores. Les Tricolores chercheront à terminer la compétition comme elles l’avaient débuté : par deux succès.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?