Pour Béziers, c'est un derby capital !

  • Pour Béziers, c'est un derby capital !
    Pour Béziers, c'est un derby capital !
Publié le , mis à jour

Battus pour la deuxième fois de la saison à domicile par Biarritz vendredi dernier, les Biterrois ont mis fin à une série d’invincibilité de cinq mois et huit matchs à la Méditerranée. Un faux pas préjudiciable dans la course à la qualification, qu’ils comptent « gommer » en réagissant à Perpignan jeudi (20 h 45).

Par Julien Louis

La donne a changé, mais Béziers a toujours son destin en mains selon le deuxième ligne Félix Lambey : « Nous venons de griller un joker important dans la course à la qualification. Heureusement, on avait pris un peu d’avance en début de championnat. Désormais, il ne faut plus se trouer. Car derrière, nos concurrents reviennent très fort. Ça va être difficile jusqu’au bout pour accrocher une qualification. »

En effet, Aurillac n’est plus qu’à cinq longueurs de l’ASBH (3e), Colomiers à six et Albi comme Perpignan, à sept. La troisième place occupée par Béziers pourrait donc se transformer en siège éjectable en cas de défaite à Aimé Giral jeudi. Lors d’un derby devenu capital pour les Biterrois. S’ils ne veulent pas vivre la semaine suivante, une réception des Columérins sous haute tension, qui pourrait les obliger à regarder définitivement vers le bas du top 5 et oublier ainsi, une demi-finale à domicile : « Nous n’avons pas le droit à l’erreur face à l’Usap. En cas de défaite, on enchaînerait pour la première fois de la saison trois revers consécutifs et la tâche deviendrait très délicate contre Colomiers. Si on n’avait pas trop pression jusqu’à présent, là, on en aurait beaucoup. C’est toujours pareil quand les défaites s’enchaînent, la confiance diminue. Mais on ne va pas se projeter négativement. Ce n’est pas le moment », ajoute F. Lambey.

Concentré sur son présent, l’ASBH a tenté d’identifier les causes de sa chute face aux Biarrots, livrées par le capitaine Phœnix Battye : « Nous devons absolument retrouver le plaisir de jouer sans se poser de questions. Et la confiance qui nous portait jusqu’alors reviendra naturellement. Comme notre force collective. C’est le discours que j’ai tenu à mes coéquipiers cette semaine, pour qu’ils oublient leur tristesse et arrivent à se libérer. Malgré des résultats qui nous mettent moins en confiance. »

Discipline et défense

Se libérer pour retrouver cette insouciance et cette fougue, essentielles pour développer ce rugby de mouvement qui représentait l’ADN de Béziers sur ce début de saison. En renforçant des bases, affaiblies ces dernières semaines selon Battye : « La clé jeudi, sera la discipline qui nous fait défaut sur les deux derniers matchs. Nous sommes trop sanctionnés et nous faisons trop de petites erreurs. À l’image de fautes de placements dans notre système. Et individuellement, nous devons renouer avec cette agressivité qui nous faisait avancer. »

Cette force de caractère que le jeune Lambey souhaite voir à Aimé Giral. Afin que la défense rouge et bleue retrouve des couleurs : « Nous avons fait beaucoup de fautes en défense surtout sur nos entames de matches. Demain il faudra donc être très concentré d’entrée. Montrer du caractère, car nous allons être attendus. Mais on a bien préparé ce rendez-vous. À nous d’être disciplinés et très forts en défense. On doit réaliser plus de plaquages offensifs et mettre plus d’envie dans les duels. »

Les Héraultais connaissent donc la marche à suivre pour remporter un derby qu’ils redoutent. Même si le capitaine australien, Battye, préfère noter un signe du destin : « Nous avons certes perdu notre dernier derby à Carcassonne, mais à l’inverse, on a triomphé de l’Usap au match aller. Et c’était la première fois depuis onze saisons que nous remportions un match contre eux (27 à 22. Quatre confrontations auparavant : trois défaites et un nul). On doit donc se servir de cela pour attaquer le match avec confiance. À nous les avants, de montrer la voie à l’équipe en remportant le duel en conquête et dans les rucks. »

Deux secteurs où les Catalans voudront défier et marquer les Biterrois demain. Une Usap revancharde, dont Félix Lambey se méfie : « Perpignan est une belle équipe, capable du meilleur comme du pire. Mais quand ils sont en forme, ils font des très gros matchs à la maison comme face à l’USC le week-end dernier. On sait donc que notre mission s’annonce périlleuse. Mais nous avons aussi les armes pour rivaliser. » Et espérer ainsi retrouver le chemin du succès pour consolider une troisième place au classement en danger. Et reprendre en mains, le cours de leur destinée.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?