Blin : « Il y a des petits signes… »

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    Blin : « Il y a des petits signes… »
Publié le , mis à jour

Avec un déplacement au Racing 92 samedi, puis deux autres à Castres et Oyonnax, le SUALG entame un bloc de matchs particulièrement ardu. Mais les Agenais, qui restent sur une victoire contre La Rochelle (31-27), ont toujours espoir et veulent rester positifs, à l’image de leur manager, Mathieu Blin.

Agen n’avait pas effectué une semaine de travail dans la victoire depuis quatre mois. Que cela a-t-il changé ?

Ça a fait du bien parce que ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, même si nous étions passés tout près à plusieurs reprises, contre l’UBB ou Grenoble notamment. C’est plus agréable évidemment. Les joueurs ont la sensation d’être récompensés, de voir tout leur travail enfin validé. Eux aussi ont le droit de pouvoir sourire. Nous avons la chance de disposer d’un groupe qui, s’il souffre, ne lâche rien. Après, il ne faut pas s’enflammer parce que nous sommes toujours relégables. Mais nous ne sommes plus les derniers au classement, nous recollons à Pau. Il y a des petits signes qui donnent de la motivation. Et qui fait renaître l’espoir.

Après le bon match à Bordeaux et ce succès contre La Rochelle, le déplacement au Racing 92, qui vient d’être battu à domicile, n’est-il pas de nature à briser la dynamique retrouvée par le club ?

Je ne le crois pas car, depuis de longues semaines, nous avons décidé avec les joueurs de trouver, dans tous nos matchs, des choses sur lesquelles construire et pouvoir s’appuyer à des moments plus oppotuns. Nous allons chercher des domaines de satisfaction offensifs et défensifs que nous pouvons ensuite utiliser à des moments voulus. C’est aussi ce que nous allons chercher au Racing alors qu’il a perdu la semaine dernière avec ses internationaux et qu’il annonce vouloir une revanche de je-ne-sais-quoi. Peut-être du match perdu à l’aller… Cela va nous placer dans les plus grandes difficultés mais nous aurons pour objectif de positiver au maximum pour que ce match nous serve par la suite.

Est-ce le plus mauvais moment pour s’y déplacer ?

Oui ! Ce n’est jamais facile d’y aller mais là… On ne peut pas faire pire en effet.

Agen étant désormais à neuf points du premier non-relégable, faut-il cibler les matchs en vue du maintien ?

Dans l’idée, il ne faut jamais le faire. À Agen, ce n’est pas notre politique même si on s’aperçoit qu’il y a toujours des conditions plus ou moins favorables. Au Racing, elles ne seront clairement pas favorables. Je ne suis pas sûr qu’elles le soient plus contre Oyonnax, qui est un concurrent direct. Il faut faire avec.

L’annonce de la non-reconduction de Jean-Jacques Crenca au poste d’entraîneur des avants la saison prochaine a-t-elle perturbé la semaine de travail ?

Les joueurs ont été mis au courant en interne, pour qu’ils sentent que les choses sont partagées. Ça s’arrête là. Il y a une unité très forte qui n’empêche pas les frustrations et les douleurs liées à une situation malaisée mais il y a aussi un respect des personnes assez gigantesque dans ce club depuis quatre ans, pour travailler dans la stabilité et dans le respect les uns les autres.

Plusieurs noms ont été évoqués pour lui succéder, notamment Mauricio Reggiardo ou Christophe Hamacek. Le dossier est-il avancé ?

Les présidents communiqueront après avoir fait passer tout ça dans la moulinette du conseil de surveillance, qui aura lieu le 14 mars prochain. C’est là que seront validées les choses et c’est à eux que revient la communication.

Emilie Dudon
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