Demis de mêlée : le réservoir est plein

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    Demis de mêlée : le réservoir est plein
Publié le , mis à jour

Si elle est en souffrance sur plusieurs postes, l'équipe de France peut compter sur de nombreux talents à celui de demi de mêlée. Revue d'effectif.

Chacun a passé trop de temps à se lamenter sur les pénuries françaises... Et ceci à juste titre. Il faut se rendre à l'évidence : le réservoir de nos Bleus est pauvre en ce qui concerne les ailiers ou les piliers. Même aux postes d'ouvreur ou de troisième ligne par exemple, les options ne sont pas légion. La faute en partie à un Top 14 où les joueurs étrangers – dont de nombreuses stars – squattent les places évoquées. Pourtant, s'il est un secteur qui est riche, c'est bien celui de demi de mêlée. Tous les clubs de l'élite, ou presque, possèdent leur numéro neuf (voire plusieurs dans certains cas) capable(s) de candidater au groupe de l'équipe de France. Certainement pour le plus grand bonheur de Guy Novès qui, en l’occurrence, a l'embarras du choix. Surtout, le nouveau sélectionneur peut compter sur des profils différents. 

La relève est déjà assurée

Sébastien Tillous-Borde, le titulaire lors du dernier Mondial, Jean-Marc Doussain, replacé à l'ouverture mais toujours disponible pour poste de demi de mêlée en cas de besoin, ou, dans une moindre mesure en ce qui concerne la dimension purement physique, Maxime Machenaud, titulaire au pays de Galles, et Rory Kockott sont les cautions puissance. Dans un style radicalement contraire, le Toulousain Sébastien Bézy, qui a effectué ses débuts avec les Bleus durant ce Tournoi, Benoit Paillaugue, indiscutable à Montpellier, Jonathan Pélissié, dont le nom a souvent circulé à Marcoussis, Teddy Iribaren, très en vue avec Brive, ou Yann Lesgourgues, dont la pointe de vitesse fait des ravages dans les défenses, s'avèrent des accélérateurs de jeu remarquables. Sans oublier évidemment Morgan Parra et ses 66 sélections à seulement 27 ans, qui demeure un gage de sécurité au niveau internnational, Enfin, avec Baptiste Serin, qui crève actuellement l'écran sous le maillot de l'UBB, le staff des Bleus sait déjà compter sur un joueur à la complet et doté d'une autorité étonnante pour son âge (21 ans). 

Et preuve que la France, dont la formation est aujourd'hui décriée, ou en tout cas remise en question au vu des derniers résultats de ses équipes de France, parvient à façonner des numéros neuf de talent, elle peut aussi s'appuyer sur une génération dorée à venir. Entre le Castrais Lucas Dupont, le Toulonnais Anthony Méric, le Palois Thibault Daubagna ou le Racingman Arthur Retière, la future relève semble déjà assuré. Et, en ces temps moroses pour le rugby hexagonal, c'est déjà une belle nouvelle...

Jérémy Fadat
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