Vincent Clerc : «Il va falloir se montrer très patient...»

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    Vincent Clerc : «Il va falloir se montrer très patient...»
Publié le , mis à jour

À la veille du déplacement des Bleus à Murrayfield, Vincent Clerc se remémore ses souvenirs et analyse l’équipe de Vern Cotter. Il porte enfin un regard avisé sur les chances françaises.

Quels souvenirs avez-vous du XV du chardon ?

Je n’ai quasiment eu que des bons moments face à cette équipe. Il est vrai que l’on a souvent gagné à Murrayfield sur les dix dernières années. En plus, cela a souvent été des matchs ouverts, car les Ecossais produisent beaucoup de jeu. Ils proposaient un rugby propice à l’exploitation des ballons de contre... Pour les trois-quarts, ça donne des matchs très agréables, soldés la plupart du temps par des victoires plutôt sympathiques. Donc, l’Écosse reste un très bon souvenir autant dans la qualité du jeu que dans le résultat final.

Néanmoins, les derniers matchs contre l’Écosse n’ont pas toujours été faciles...

C’est vrai. Je me rappelle notamment d’un match au Stade de France joué sous la pluie, qui avait été difficile. Disons que les Écossais ont gardé leur identité qui est de jouer énormément, et de se déplacer beaucoup. Ils savent garder le ballon et veulent parfois même trop en faire. Petit à petit, ils se sont renforcés devant et, du coup, ils deviennent une équipe de plus en plus complète. Ils ont aussi amélioré leur conquête. On le voit sur le début du Tournoi : ils sont plus difficiles à manœuvrer.

Quelle faille l’équipe de France pourrait-elle exploiter pour faire la différence ?

Je pense qu’il faut se montrer très patient contre les Écossais qui sont, justement, dans une telle débauche d’énergie, à vouloir beaucoup jouer, que parfois, avec une très bonne défense, on peut avoir de très bons ballons de contre à jouer. Ils ont cette philosophie de produire énormément de jeu, même dans leur camp et, du coup, ils s’exposent. Donc, il faut être patient. Je pense que l’équipe de France va vraiment devoir s’appuyer là-dessus, et aussi sur la conquête, car ce n’est pas le point fort des Écossais.

C’est un match piège d’après vous ?

Cela ne doit plus l’être, car les Ecossais ne peuvent plus être sous-estimés. Ils commencent à avoir régulièrement des résultats sur le haut niveau. Même si cette équipe est moins puissante que les autres nations du Tournoi, il faut s’en méfier. Elle jouera gros dimanche et, à la sortie, elle reste toujours difficile à battre.

Racontez-nous l’ambiance de Murrayfield...

Toujours très bonne, avec quelque chose de marquant : les hymnes sont chantés a cappella. C’est sûrement le stade où l’on ressent le plus d’émotion pendant ces hymnes. Il y a un silence de cathédrale. Le «Flower of Scotland», qui est magnifique, repris par 60 000 personnes, c’est vraiment extraordinaire. Cela rend des matchs chaleureux, avec un stade qui frissonne.

Que pensez-vous de la titularisation de François Trinh-Duc et de Wesley Fofana ?

Ces choix relèvent de la stratégie mais aussi de la volonté de procéder à une revue d’effectif lors de ce premier Tournoi. Il faut donner la chance un peu à tout le monde. Il y a aussi le retour de Scott Spedding à l’arrière. François Trinh-Duc a fait une rentrée convaincante au pays de Galles, Wesley Fofana est à nouveau essayé à l’aile. Je trouve ça bien, il y a du «turn over» et de l’émulation dans le groupe. Tout le monde a sa chance et le groupe avance avec des individualités qui ont des opportunités à saisir, ou des choses à prouver lorsqu’ils sont remplaçants.

Votre pronostic pour ce match ?

On va dire 24-21 pour la France ! Propos recueillis par Fanny Canals

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