Un match charnière

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Les Bleus sauront-ils relever le défi?

Deux victoires pour une défaite, voilà le bilan comptable du XV de France à l’heure de se présenter à Edimbourg face à des écossais qu’on annonce plus coriaces, plus puissants, plus organisés... Et l’on reparle déjà des « All Blacks de l’hémisphère Nord », expression dont la paternité revient à l’ancien sélectionneur du XV de France Marc Lièvremont. Murrayfield et ses cornemuses, son ciel de coton et ses effluves de haggies brassées à la Guinness, le décor, lui, est bien planté, inchangé. Presque éternel. Nouvelle découverte pour les Bleus de Guy Novès, nouveau défi. Peut-être le plus important, jusqu’au prochain match, évidemment. Mais, de l’issue de cette quatrième rencontre dépendra probablement le bilan final du premier tournoi des 6 Nations de l’ère Novès. Un succès contre les « scottish » et les Bleus s'offriront une finale pour la première place contre l’Angleterre – puisque le XV de la Rose s’est imposé contre le pays de Galles (25-21) - la semaine prochaine au stade de France lors de la dernière journée du Tournoi des 6 nations. Franchement, ça aurait de la gueule. Après quatre années de disette, de soupes à la grimace, de défaites indigestes, voir l’équipe de France, ne serait-ce que prétendre à une victoire finale dans une compétition chère à notre rugby, suffirait à redonner le sourire à tous les amoureux de ce sport. Seulement voilà, une défaite et on entend déjà les langues de vipères affirmer, haussement d’épaules à l’appui, que finalement : « Ce n’est pas mieux qu’avant ». Assurément, perdre en Ecosse serait un échec. La dernière défaite française face aux joueurs des Highlands remonte à 2006 (20-16). Sauf que. «L’Ecosse d’aujourd’hui, ce n’est pas celle d’hier, disait Damien Chouly durant la semaine de préparation. Les gens ont parfois la mémoire courte, mais sans une erreur d’arbitrage, les Ecossais auraient sûrement battu l’Australie lors de la dernière Coupe du monde. » Et puis, souvenez-vous. En match de préparation au dernier Mondial, dernière opposition en date entre les deux formations, les Bleus de Philippe Saint-André avaient connu toutes les peines du monde pour s’imposer (19-16). Ce soir-là, les joueurs de Vern Cotter soucieux de préparer au mieux leur entrée dans la compétition s’étaient refusés à prendre les points aux pieds en fin de rencontre. Un choix audacieux, pas vraiment récompensé. 
Ce match en guise de bascule, les joueurs de l’équipe de France l’ont donc bien en tête. « C’est vrai, confirme le demi de mêlée Maxime Machenaud. mais on va aussi s’attarder sur les ingrédients que l’on aura mis dans le match. Le résultat final sera important, mais on ne pourra pas occulter la manière. » Le changement, il est peut-être là. Alors, rendez-vous samedi prochain au stade de France pour une finale ?

Arnaud Beurdeley
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