L’appel du grand large

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Publié le , mis à jour

Grâce à des résultats satisfaisants, Vannes est sur la bonne voie et gonfle ses ambitions.

Douze victoires (dont onze assorties du point de bonus offensif) en l’espace de quatorze rencontres, 59 points, assurément, les Bretons sont fort bien partis pour composter l’un des deux sésames directement qualificatifs pour la « vraie » phase finale de ce championnat « new-look ». Hé oui, faut-il le rappeler, ils ne seront que six à se présenter sur la deuxième grille de départ après avoir satisfait le fameux cahier des charges. Quatre d’entre eux devront en outre en découdre sur la base d’un match couperet disputé sur terrain neutre. Mais, nonobstant la sélectivité de la formule, c’est le bon bilan de santé de l’unique représentant de la « terre celtique » (pour reprendre l’expression de François Cardron, le président du Rugby Club Vannetais) qu’il faut retenir. Autant le football est rentré dans le rang, autant le ballon ovale se porte comme un charme dans son écrin portuaire de La Rabine. Jean-Noël Spitzer, l’inamovible technicien, et Wilfrid Lahaye, son colistier depuis la saison 2014-15, pilotent ainsi un effectif de trente joueurs dont treize vivent déjà à l’heure du professionnalisme intégral, les autres étant des pluriactifs. Pour autant, le premier nommé considère que la montée dans l’antichambre de la cour des très grands est encore loin d’être acquise: « Notre système de jeu est bien élaboré, mais nous n’avons encore, ni le vécu, ni l’expérience de certains de nos concurrents. Même si notre classement nous permettait de nous qualifier directement pour la demi-finale, je ne suis pas sûr que l’évitement du barrage représenterait un avantage conséquent ».

Reste que la place sur le « Grand Huit » du dernier exercice correspond à un premier jalon posé avec ce qu’il faut de détermination. Installés en Fédérale 1 depuis tout juste une décennie, les Vannetais font en sorte de promouvoir leurs forces vives issues de la formation autochtone. Les fameuses licences blanches se recensent en quantité largement suffisante pour attester d’un réel engouement local. Au printemps 2011, l’élimination de Montauban dans son propre fief sapiacain avait porté les flots du Golfe du Morbihan à ébullition. Aujourd’hui, c’est bien plus que d’un exploit ponctuel dont on se prend à rêver… Par Philippe Alary

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