Un réseau solide et fidèle

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    Un réseau solide et fidèle
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Anecdote : il paraît que tout se serait joué lors du voyage d’une vingtaine de chefs d’entreprise, invités par kampf, pour assister à la finale de la Coupe du monde en Afrique du Sud (1995). Voyage en compagnie d’anciennes gloires, les Barbarians. Les liens étaient créés, l’année même où le rugby professionnel prenait son envol. Depuis, ce que l’on est sûr de savoir c’est que Kampf était un mécène et qu’il avait un grand réseau.

Paul Hermelin, le successeur

Ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn quand celui-ci était ministre de l’industrie et du commerce extérieur, il a occupé le poste de directeur général de Capgemini dès décembre 2001 avant d’en devenir le PDG au départ de Serge Kampf en mai 2012. Il est donc le successeur qu’il s’est choisi.

François-Luc Salvador, l’héritier

En 2007, il a succédé à Serge Kampf à la présidence du groupe Sogeti, filiale à 100 % du groupe Capgemini et partenaire historique du FC Grenoble dont Salvador a brièvement été à la tête avant Marc Chérèque. Homme de confiance de Kampf, il est en quelque sorte son digne héritier, comme il l’a lui-même déjà souligné.

Claude Bébéar, Jean-René Fourtou et Henri Lachmann, les alter ego

A force de réussites dans le monde de l’entreprise, Serge Kampf a tissé des liens forts avec d’autres grands patrons français, dont il partage la vision mais aussi, pour certains, l’amour du rugby. Parmi eux, Claude Bébéar, Jean-René Fourtou et Henri Lachmann, respectivement créateur d’Axa, ex-PDG du groupe Vivendi Universal et ancien PDG de Schneider Electric, qui l’ont pleinement accompagné dans l’aventure ovale et avec qui il reste encore très proche.

Serge Blanco et Jean-Pierre Rives, les deux fils

Si Serge Kampf s’est épris de ce monde qu’est le rugby, c’est en Serge Blanco et Jean-Pierre Rives qu’il faut en trouver les raisons. Tombé sous le charme des joueurs qu’ils ont été et vouant une profonde admiration aux hommes qu’ils sont, il les a toujours aidés et soutenus – financièrement et humainement – dans chaque étape de leur vie. Même s’il ne les épargne pas quand il le faut – tel un père avec ses progénitures -, Kampf est ainsi devenu, pour et à travers eux, le plus grand mécène du rugby français, par son apport au Biarritz olympique et aux Barbarians. S’il porte une affection particulière à beaucoup d’acteurs du milieu tels Charvet, Gachassin, les frères Lièvremont, Boniface, Cholley, tous les Chelemards de 77 et tant d’autres, c’est avec Blanco et Rives que le rapport est toujours demeuré filial.

Jacques Chancel, l’œil médiatique et littéraire

Figure médiatique et littéraire, tout à la fois journaliste, animateur et écrivain, Jacques Chancel est aujourd’hui administrateur du groupe Canal plus et conseiller de son président Bertrand Méheut. Il est aussi un fidèle ami de Serge Kampf, dont il a signé la préface de la biographie parue récemment, dans laquelle il le définit comme « un plus que proche » et « un frère choisi. »

Giscard, Baylet ou Dati, les exceptions politiques

Dans la biographie consacrée à Serge Kampf, l’auteur Tristan Gaston-Breton explique l’ex-PDG de Campgemini « entretient depuis toujours des relations distantes » avec le monde politique. A noter toutefois des amitiés avant tout humaines, plus que d’intérêt avec tel ou tel bord, avec l’ancien Président de la République Valéry Giscard d’Estaing – qui remonte à fin 1981 quand celui-ci n’était plus à l’Elysée -, avec Jean-Michel Baylet, l’actuel ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, ou Rachida Dati, ex-garde des sceaux sous Nicolas Sarkozy.

Jérémy Fadat
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