Mola : «Notre calendrier est corsé !»

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    Mola : «Notre calendrier est corsé !»
Publié le , mis à jour

Après presque deux mois sans victoire, le Stade toulousain a retrouvé le chemin de la victoire face au Stade français (36-3), avec bonus offensif à la clé. Une relance qui permet aux hommes d’Ugo Mola, satisfait par l’enthousiasme de ses troupes, de renforcer leur place parmi les qualifiables.

Avez-vous passé la soirée parfaite, dimanche soir avec la large victoire remportée face au Stade français ?

Disons qu’après des journées compliquées, prendre cinq points contre un Stade français certes remanié et affaibli... Paris n’avait peut-être pas fait une priorité de ce déplacement mais on a vu, la veille, que les priorités placées n’étaient pas toujours révélatrices. Alors comptablement, oui, c’était une soirée parfaite. À croire que le Stadium a un réel effet sur nous. L’autre satisfaction, c’est de bien terminer le match, avec beaucoup de jeunes Français sur la pelouse. C’est une volonté chez nous et quand je vois une troisième ligne Camara-Cros-Galan, je me dis que c’est peut-être l’avenir du Stade toulousain.

Êtes-vous satisfait de l’efficacité de votre équipe ?

Sur le plan de l’efficacité et du réalisme, la soirée est un peu moins réussie à mon goût. Il y avait la matière pour se montrer plus pertinent sur des moments clés. En début de deuxième mi-temps, il y a eu des occasions franches. Et même si on a souvent loué notre volonté de jouer et de produire, il faut aussi avoir la justesse voulue. Mais le bilan est tout de même plutôt positif. Il était important de répondre présent devant notre public et nos supporters qui, même si le stade n’était pas comble, ont eux également répondu présent.

Êtes-vous rassuré après cette période plus que délicate ?

Je vous laisse constater. Nous étions premiers ex-æquo au classement après la victoire contre Pau (le 30 janvier, N.D.L.R.)... Nous étions en danger, au bord de la crise. Pour des raisons multiples, nous avons manqué de réussite et d’efficacité. Alors, on n’a pas tout réglé et on ne va pas s’emballer. Mais l’enthousiasme est revenu. Notre calendrier est corsé mais, si nous sommes capables de garder le même enthousiasme et cette faculté à prendre les matchs en mains, cela nous permettra de vivre des lendemains meilleurs.

Pensez-vous avoir fait un grand pas vers les phases finales ?

Quand je vois les performances des uns et des autres, celui qui dit qu’il est sûr et certain d’être dans les six... Peut-être Toulon et Clermont peuvent-ils le dire mais j’ai tendance à dire attention. Cela va très vite, et j’en sais quelque chose.

On sent que vos internationaux n’ont pas eu de difficultés à se réintégrer dans le collectif...

J’étais un peu plus inquiet durant la semaine de préparation... Mais quand je vois par exemple les soixante minutes réalisées par Yoann Maestri, je suis un peu rassuré. Ce sont des garçons qui ont de l’impact. C’est toujours difficile de les réintégrer mais, au vu de l’urgence de la situation et de la nécessité de prendre des points, je n’ai pas eu envie de les mettre au repos.

Cette large victoire change-t-elle votre manière d’aborder le déplacement à Castres samedi ?

C’est un petit miracle que Brive ait fini par l’emporter contre Castres... Cette équipe possède deux ou trois joueurs hors normes, comme Alex Tulou ou David Smith, qui pèsent vraiment dans le collectif. Ce sera une rencontre très dure contre une formation qui ne s’expose pas beaucoup et qui maîtrise parfaitement son rugby. Seul Clermont a récemment pu la contraindre à s’incliner à domicile mais je crois que l’ASM est encore meilleure à l’extérieur que chez elle. On va se préparer très sérieusement pour ne pas connaître de déconvenue à Castres.

Jérémy Fadat
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