Ollivon : «Je sais déjà que je ne jouerai pas le quart de finale...»

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    Ollivon : «Je sais déjà que je ne jouerai pas le quart de finale...»
Publié le , mis à jour

Brillant avec le RCT, samedi à Lille face au Racing 92, Charles Ollivon affirme ses ambitions et sa soif de réussite. Il sait aussi que son temps de jeu est compté. A-t-il brouillé les cartes au point d’amener Laporte à le titulariser ?

Charles Ollivon honorait seulement sa quatrième titularisation de la saison samedi à Lille. Malgré une performance énorme face au Racing 92, il sait que sa situation ne changera pas. Il ne devrait pas être du quart de finale de Coupe d’Europe… Un gâchis.

Quel est votre sentiment après ce succès au Racing ?

C’est un soulagement. Ça fait un bien fou.

Pourquoi le soulagement ?

Parce que nous étions beaucoup dans cette équipe pour qui notre situation n’est pas facile à vivre. Et nous jouions contre l’une grosse écurie du championnat, chez elle, alors qu’elle venait de prendre soixante points à Montpellier. Le stade était grand et plein. Tout jouait contre nous. Nous avons montré qui nous étions. Nous avons montré notre caractère. D’y être parvenus, c’est ça le soulagement.

Vous cumulez quatre titularisations cette saison. En disant votre soulagement, faut-il comprendre que cette situation entame un peu votre confiance ?

Non. Je ne doute pas de ce que je sais faire. Mais en ayant l’opportunité de jouer contre une grosse équipe, il fallait saisir cette opportunité pour le montrer. Et nous avons tous relevé ce test. On ne pouvait pas mieux faire. C’est très satisfaisant de répondre ainsi aux commentaires qui disaient que Toulon se déplaçait avec une équipe « bis ». Aucun d’entre nous pense être un « bis ». Il fallait le montrer.

Ce n’était pas faire injure aux joueurs de dire une équipe « bis », puisque ce commentaire s’en référait au peu de temps de jeu des titulaires du week-end…

On est tous au frigo, c’est clair. On a les dents qui rayent le parquet. On n’a pas le droit à l’erreur. Avec Benard (Laporte, témoin de la scène et placé à quelques mètres de son joueur, N.D.L.R.), c’est comme ça que ça se passe. On ne va pas fanfaronner, mais je pense qu’on lui a montré quelque chose de bien.

à titre personnel, vous avez joué 80 minutes, et c’était la première fois depuis le match aller perdu à Colombes contre le Racing 92, fin août. Comment vous sentez-vous physiquement ?

J’ai fini la rencontre complètement « cramé ». Virgile (Bruni, N.D.L.R.) s’est blessé très tôt. Ce qui, au passage, relève encore un peu le niveau de notre performance. Nous n’avons pas pu tourner comme c’était prévu. À partir de la 60e, il a fallu puiser au fond de nous-mêmes. Nous manquions tous de rythme. Nous ne jouons pas assez. Mais on s’est accroché en donnant absolument tout. Nous avons vraiment démontré certaines qualités morales.

Pensez-vous avoir convaincu votre manager de changer la donne ? Pensez-vous pouvoir être davantage utilisé sur la fin de saison ? Être sur la feuille d’un quart de finale de Champions Cup contre le Racing 92, par exemple ?

Non. Bernard a été clair. Il a déjà dit que certains ne joueront pas. J’en fais partie. Je sais déjà que je ne jouerai pas ce match… Par Guillaume Cyprien

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