François Cros : «La qualification ? Un des gros objectifs»

À travers la conférence de presse de Stade Toulousain avant le déplacement à Castres, François Cross revient sur sa performance avec l’équipe pro.

Pour votre troisième match en Top 14 avec le Stade toulousain, vous décrochez une victoire bonifiée contre le Stade français. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Un grand bonheur. C’est vrai que ça fait toujours plaisir de gagner, notamment avec le bonus. Toulouse était dans une période assez compliquée où on n’arrivait pas à gagner. Cette victoire a fait beaucoup de bien, surtout qu'elle survient au Stadium, avec tous nos supporters ; il y avait une sacrée belle d’ambiance. Cela nous a portés et cela nous permet de décrocher une précieuse victoire, qui nous fait du bien.

Pouvez-nous raconter votre intervention décisive sur l’essai de Vincent Clerc ?

C’est marrant, je regarde en face de moi, je suis assez loin de l’action et le ballon me tombe dans les bras et j’arrive à transmettre correctement... À la base, la passe est destinée à Gregory Lamboley, mais c’est Vincent Clerc qui l’a réceptionnée et qui va marquer.

Vous comptez trois apparitions en Top 14 et une en Coupe d’Europe. Jouer autant en équipe première faisait partie de vos objectifs ?

Oui bien sûr, cela fait trois ans que je m’entraîne avec l’effectif pro et j’attendais impatiemment le moment où j’allais être utilisé. Je prends tout le temps de jeu que l’on veut bien me donner et j’essaie à chaque fois d’apporter au maximum.

Vous avez huit points d’avance sur Castres avant d'aller affronter le CO dans le Tarn, samedi. Cet écart est-il assez conséquent ?

Il ne faut surtout pas perdre cet écart. Il n’y a que huit points et cela peut aller vite. Deux défaites, et c’est réglé. Il ne nous reste que sept matchs donc il faut garder cette marge d’avance et essayer de maintenir Castres à huit points.

Que redoutez-vous avec cette équipe de Castres ?

Elle est bien en forme. Elle a enchaîné des prestations qui auraient pu basculer en sa faveur. Cela fait deux matchs où les Castrais échouent d’un ou deux points, c’est un peu frustrant... En fait, c'est un peu comme nous auparavant. Je pense qu’ils vont nous recevoir dignement ce week-end.

De votre point de vue, ne pas finir dans les six premiers serait un échec ?

Oui, je pense. On reste quand même le Stade toulousain et on a légitimement de l’ambition. La qualification reste un des gros objectifs de cette saison.

La Coupe d’Europe reste un échec douloureux ?

J’étais blessé pendant cette période. Mais oui c’est un gros échec. Avec l’arrivée d’un nouveau staff, nous avons dû nous adapter. On était pourtant bien en championnat... Je ne parviens pas à l’expliquer.

Comment jongler entre l'équipe fanion et les Espoirs ?

Ce n’est pas toujours évident, car je m’entraîne peu avec cette équipe. Mais j’essaie de faire la part des choses. Quand je suis avec eux, ce n’est pas pour me reposer sur mes lauriers... Au contraire, j'essaye de leur apporter tout ce que je peux et faire en sorte que cela fonctionne bien entre nous tous.

Être au milieu des Tolufua, Bonneval, Marchand, Camara, désignés comme la jeune garde du stade Toulousain, est-ce un signe positif envoyé par le staff ?

Oui, c’est toujours positif d’avoir des jeunes qui pointent le bout de leur nez. Cela fait plaisir quand on est dedans et c’est bien pour la formation. Propos recueillis par Sarah Thuault Ney