Massy, un élève vertueux du passage en pro D2

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    Massy, un élève vertueux du passage en pro D2
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Le club francilien n’aura aucune difficulté à remplir le cahier des charges imposé par la ligue. Il a déjà satisfait deux fois à toutes les obligations, et il y est parfaitement préparé.

Deux fois promu en pro D2, la première fois avec Jeff Dubois pour la saison 2012/2013, puis avec Olivier Nier en 2014/2015, le club de Massy est celui des prétendants dont l’expérience au passage supérieure est la plus grande. Les Franciliens ont eu l’occasion deux fois de se frotter aux exigences contraignantes de ce passage, et y sont parfaitement préparés. Le premier écueil pour les clubs de fédérale 1 qui montent : l’obligation de constituer une SAPS, si elle n’a pas déjà été mise en place, et surtout, la constitution des fonds propres retraités. Les exigences de la ligue sont plus élevées que celles de la fédération. En pro D2, ces fonds propres doivent correspondre à 20% de la masse salariale brut. Les Franciliens, dont la SASP a été créé en 2007, ont déjà établi leur chiffres en cas de réussite sportive. Ils ont objectivé leur masse salariale brut à 2 millions d’euros, pour un total de fond propre retraité de 400 000 euros. Cette projection, fruit de leur expérience, ils pourront la tenir. La première fois, « il avait fallu courir, se souvient le directeur général Nicolas Gestas. Et nous avions été surpris par le niveau de contrôle de la DNCG, qui est plus pointilleux, et qui demande des réponses très rapide en cas de problème. Quand vous avez seulement trois semaines pour procéder à une augmentation de capital ou faire signer des partenaires pour tenir les objectifs, c’est très court, surtout au mois de juin. C’est même violent. Mais le procédé est vertueux. A l’époque, nous avions du réagir tout de suite pour trouver des solutions. Cela nous avait poussés ». Second critères à respecter chez les pro, sportif celui-là : le nombre de Jiff par feuille de match. De ce côté là aussi, Massy n’a aucun soucis à se faire.

Seule la lumière…

Dans son effectif actuel, le club francilien compte 13 étrangers hors Jiff, et 30 Jiff. Sur leurs 15 premières feuilles de match, les Massicois ont atteint la moyenne de 13,8% de Jiff. Ils sont largement dans les clous. En fédérale 1, la fédération impose de disposer au moins d’un entraîneur titulaire du DES, le diplôme des entraîneurs. La ligue en impose deux par staff. Avec le consultant Faugeron et l’entraîneur des avants Victor Didebulidze, les Massicois sont déjà dans la règle. L’entraîneur des trois-quarts Stéphane Gonin est en passe de valider le sien à Marcoussis, ce qui fera trois DES. Aucun problème de ce point de vue là non plus. La constitution d’une équipe espoir de moins de 22 ans ? La moyenne d’âge de l’équipe réserve massicoises est actuellement de 23 ans. Les Massicois ont complètement anticipé. Le centre de formation obligatoire ? Celui de Massy est opérationnel depuis longtemps déjà, avec le succès que l’on sait. Quant au devoir de présenter des équipe Crabos, Alamercery ou Gaudermen, ces formations sont le fond de commerce de ce club, et leur existence est plutôt l’œuvre d’une philosophie que d’une obligation. Un chiffre pour montrer l’attrait de Massy auprès des jeunes qui veulent épouser une carrière de sportif de haut niveau : ils étaient 278 prétendants à la journée de sélection organisée lors du week-end de pâques. Finalement, le seul critère auquel le club ne répond toujours pas, concerne son stade et son éclairage. La ligue demande un minimum de 1800 lux pour permettre la retransmission télévisée des rencontres. Le stade Ladoumègue atteint à peine les 600 lux. Suffisant pour jouer de nuit, mais pas pour filmer. Du coup, lors de ses 2 passages en pro D2, le club n’a jamais été retransmis chez lui. Mais il y travaille. Un plan d’agrandissement du stade a été validé, et les travaux doivent commencer au mois de juin. De nouveaux vestiaires, une salle de réception de 400 mètres carrés, et une maison du rugby sont prévus. Une étude a également été lancée sur la possibilité d’améliorer l’éclairage. Et s’ils peuvent augmenter les Lux sans changer les mâts de support des ampoules, les Massicois procéderont à cette amélioration. Dans ce cas, ils répondront définitivement à tous les critères imposés par la Ligue.

Guillaume Cyprien

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