Castres peut y croire

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    Castres peut y croire
Publié le , mis à jour

En s’imposant face au Stade toulousain (15-9) et en le privant de bonus défensif, le CO est revenu à quatre longueurs de son adversaire au classement. Une belle opération dans la course à la qualification.

LE RÉSUMÉ

C’est un match globalement fermé auquel ont assisté les spectateurs de Pierre-Antoine. Marquée par de nombreuses maladresses et fautes de mains, la première mi-temps s’est terminée sur un score de parité (6-6). Tendues par l’enjeu capital de cette rencontre décisive en vue des phases finales, les deux formations ne sont pas parvenues à enchaîner. Et ce sont les buteurs qui se sont contentés de faire fructifier le tableau d’affichage. Benjamin Urdapilleta d’un côté, Sébastien Bézy de l’autre. Et, à ce petit jeu, l’artilleur argentin (malgré un échec à la 39e) est sorti vainqueur. Quatre pénalités réussies et un drop-goal dans les arrêts de jeu ont ainsi assuré le succès des siens (15-9). Une très mauvaise opération pour les Toulousains, lesquels n’ont pourtant jamais été décrochés au score, qui repartent du Tarn sans le moindre point.

LE TOURNANT

La sirène avait déjà retenti… Les Castrais possédaient le ballon à l’entrée des 22 mètres toulousains. Chacun pensait alors qu’ils allaient taper en touche pour célébrer leur succès (12-9). Sauf que les joueurs du CO savaient qu’en ajoutant trois points, ils privaient leurs adversaires de bonus défensif. Voilà pourquoi Urdapilleta s’est mis en position de drop. Un coup de pied réussi qui a clos les débats. Et qui, surtout, a permis à Castres de revenir à seulement quatre longueurs du Stade dans la course à la qualification.

L’ACTION

Entre la 69e et la 74e, le Stade toulousain a passé cinq minutes dans les 22 mètres adverses. Alors menés de trois points (9-12), les hommes d’Ugo Mola ont obtenu trois pénalités. Une fois ils ont décidé d’aller en touche, puis ils ont opté pour la mêlée fermée lors des deux autres. Dominateurs et plus puissants, ils visaient clairement l’essai de pénalité qu’ils étaient à deux doigts d’obtenir… Sauf que Christophe Urios a vite réagi pour faire revenir Wihongi sur le terrain à la place de Montès, dominé dans l’épreuve de force. Conséquence : Galan a dû sortir le ballon et, au bout de plusieurs temps de jeu, Kockott l’arrachait pour anéantir les espoirs stadistes.

FICHE TECHNIQUE

Castres — Toulouse

À Castres- Samedi 14h45 18h30, 10 200 spectateurs

Arbitre : M. Ruiz. Note : *

L’HOMME DU MATCH : Rodrigo Capo Ortega

Dans un match particulièrement âpre, le capitaine du CO fut précieux. À la pointe du combat tout au long de la rencontre, l’international uruguayen a montré la voie à ses partenaires. Mais il a aussi su calmer ces derniers quand l’intensité du combat leur faisait perdre leur repères. Toujours aussi précieux, le deuxième ligne du CO compte bien tirer un trait sur la dernière saison désastreuse de son club et hisser celui-ci vers les phases finales.

Evolution du score : 3-0, 6-0, 6-3, 6-6 (MT), 9-6, 9-9, 12-9, 15-9 (score final)

Castres : 4P Urdapilleta (11e, 22e, 43e, 64e), 1DG Urdapilleta (80e).

Carton jaune : Caballero (33e, rucking illégal)

Non entré en jeu : 16. Béziat

Toulouse : 3P Bezy (24e, 34e, 47e)

Carton jaune : Cros (29e, cuillère)

Non entré en jeu : 22. David

Castres : 15. Palis ; 14. Caminati, 13. Combezou (22. Vialelle, 47e), 12. Lamerat (21. Dumora 75e), 11. D.Smith ; 10. Urdapilleta, 9. Kockott (20. Dupont 75e) ; 7. Bias (19. Babillot, 53e-55e ; 75e), 8. Tulou, 6. Caballero ; 5. Capo Ortega (cap.), 4. Gray (18. Samson 75e) ; 3. Wihongi (23. Montes 46e- 72e), 2. Rallier, 1. Tichit (17. Lazar 55e).

Toulouse : 15. Médard ; 14. Clerc, 13. Fritz, 12. Fickou, 11. Palisson ; 10. McAlister (21. Doussain 64e), 9. Bezy ; 7. Cros, 8. Galan, 6. Camara (20. Harinordoquy 51e) ; 5. Maestri (cap.) (19. Lamboley 55e), 4. Tekori (18. Maka 70e) ; 3. Johnston (23. Aldegheri 55e), 2. Flynn (16. Tolofua 64e), 1. Kakovin (17. Baille 55e).

LES BUTEURS :

Urdapilleta : 4P/5 ; 1DG/1

Kockott : 0P/1

Bezy : 3P/3 ;

LES MEILLEURS :

A Castres : Rallier, Capo Ortega, Bias, Urdapilleta, Lamerat, Palis,

A Toulouse : Tekori, Galan, Bézy.

Jérémy Fadat
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