La Rochelle dispose de Paris et entretient la flamme

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    La Rochelle dispose de Paris et entretient la flamme
Publié le , mis à jour

Au stade Marcel-Deflandre, les Rochelais ont dominé les Champions de France en titre. Les Rochelais continuent d'y croire...

Le résumé :

Qu'elle fut dure, cette victoire de l'ASR ! D'entrée, les Rochelais ont pourtant commencé par imposer leur habituelle pression. Une furia maritime néanmoins pas si longue. Juste le temps pour les Charentais de marquer un petit essai et dix points au total. Sur une belle séquence de l'ASR, c'est le deuxième centre Pierre Aguillon qui s'est d'abord illustré, après une belle passe au pied de son ouvreur Jean-Pascal Barraque au ras du sol avant même la troisième minute. Conservant leur volonté d'imposer le rythme malgré une pénalité de Jules Plisson (7-3e, 7e), ils ont ensuite récupéré dans la foulée une pénalité validée par leur buteur sur une rapidité d'exécution au coup d'envoi. Mais ensuite, ils se sont laissés prendre par le faux tempo des Parisiens, à l'image de leur roublardise dans le jeu au sol. En déficit de confiance dans la concrétisation, les Maritimes, pourtant plus impressionnants, ont ainsi basculé avec un quatre points d'avance seulement à la pause. Pis ensuite, dans une rencontre toujours aussi marquée par les fautes, Uini Atonio et les siens n'ont jamais réussi à réellement se libérer en deuxième période. Malgré un essai marqué par Levani Botia après une interminable multiplication de temps de jeu devant l'en but francilien une fois de plus (66e), ils ont toujours vu Jules Plisson ramener le Stade Français de ses tentatives face aux poteaux (6/6). Avec trois points d'avance seulement au final (21-18), les Rochelais ont donc bien tremblé jusqu'au bout ! Même s'ils auraient pu arracher un bonus dans le final.

L'essai du match :

Après deux défaites hors de leurs bases, les Rochelais ont clairement décidé de réagir dès l'entame devant leur public ce samedi. Après une première action parisienne, ils enchaînent dans la foulée pour leur première entrée dans le camp adverse. Au bord d'un ruck côté droit, Jone Qovu est le premier à partir au ras. Comme toujours, le puissant fidjien avance. Le demi de mêlée Enrico Januarie réagit vite, et la balle file côté ouvert. Le capitaine Uini Atonio est sollicité dans l'axe. De deux puissantes charges sans oublier un beau raffut, il pose même deux adversaires sur les fesses. Ses équipes continuent dans le même sens et Jean-Pascal Barraque, d'une belle inspiration face à une défense bien en place, tente un coup de pied au sol bien appliqué dans le dos de la défense. Le trois-quarts centre Pierre Aguillon a parfaitement suivi et prend de vitesse les Parisiens pour s'emparer du ballon bien aidé par le rebond favorable. L'ancien Oyonnaxien peut même s'offrir le luxe d'aplatir entre les poteaux. Longtemps resté leur seul essai, cette action rochelaise s'est répété à de multiples reprises en première mi-temps dans les intentions, mais Jason Eaton and co ont trop souvent manqué d'efficacité et de précision dans la concrétisation pour espérer reproduire les entrées dans l'en but adverse et espérer se donner un peu plus d'air au tableau de marque, voire un point de bonus offensif.

Un homme dans le match :

Après le Tournoi des Six Nations avec les Bleus, le retour de Jules Plisson, laissé au repos pour le Clasico la semaine passée, était attendu au Stade Français. D'autant plus à une semaine du quart de finale de Champions Cup face aux leicester Tigers, et ce alors que Morne Steyn a plutôt bien tenu la barque en son absence. Après la défaite à Pau lors de son dernier match en club, le pied de l'international était notamment particulièrement attendu dans les rangs des siens. Dominés, les Parisiens ont donc clairement pu compter sur un solide Plisson. Fort de son expérience et sa roublardise, il a parfaitement participé à pertuber les Rochelais, qui se sont eux, pourtant, mis encore plus à la faute. Les Parisiens en ont ainsi profité face aux poteaux. C'est d'ailleurs ce qui leur a permis de rester dans la rencontre malgré deux essais encaissés à zéro inscrit. A l'image de son excellent 6/6, Plisson est bien celui qui a permis au Stade Français de repartir avec le point de bonnus défensif. Même s'ils ont tout au long de la rencontre pu espérer mieux, avec trois petits points de retard au total finalement (21-18). Jules Plisson, lui, a monté à son entraîneur qu'il pourrait compter sur un ouvreur performant en Coupe d'Europe. Reste à savoir quelle stratégie choisira Gonzalo Quesada.

 

La Rochelle – Paris : 21-18

Stade Marcel-Deflandre, samedi 2 avril, 18h30

Affluence: 15 000 spectateurs

Arbitre : M. Lafon.

LA ROCHELLE > 15. Murimurivalu ; 14. Bérard, 13. Aguillon, 12. Botia, 11. Roudil ; 10. Barraque (22. Holmes, 50e), 9. Januarie (21. Audy, 45e) ; 8. Qovu, 7. Amosa, 6. Graham (19. Sazy, 30e) ; 5. Tanguy (20. Gourdon, 45e), 4. Eaton (18. Kieft, 65e) ; 3. Atonio (cap.) (23. Bazadze., 76e), 2. Gau (16. Forbes, 45e), 1. Synaeghel (17. Corbel , 45e).

PARIS > 15. Bonneval ; 14. Arias, 13. Doumayrou (22. Williams, 69e), 12. Bosman, 11. Camara ; 10. Plisson, 9. Tomas (20. Daguin , 62e) ; 8. Lakafia (19. Ross, 62e), 7. Nicolas, 6. Burban ; 5. Gabrillaguès, 4. Pyle (18. Mostert , 65e) ; 3. Slimani (23. Alo Emile, 55e), 2. Sempéré (16. Panis, 62e), 1. De Malmanche (17. Zhvania , 41e).

Points: 

Evolution du score : 7-0, 7-3, 10-3, 10-6, 10-9, 13-9 (MT) ; 13-12, 16-12, 16-15, 21-15, 21-18.

La Rochelle : 2E Barraque (3e), Botia (66e) ; 1T Barraque (4e) ; 3P Barraque (11e, 40e+2), Holmes (62e).

Paris : 6P Plisson (8e, 13e, 21e, 45e, 64e, 69e) ; 
Carton jaune : Camara (58e)
Non entré en jeu : 21. Steyn.

Les buteurs : Barraque : 1T/1, 2P/4 ; Holmes : 0T/1, 1P/2 ; Plisson : 6P/6.

Par Bruno Poussard

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