Bélie : «L'Usap vise une demie à domicile»

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    Bélie : «L'Usap vise une demie à domicile»
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Battus à Lyon avec une équipe remaniée, les Catalans (5e) disputeront demain face à Bayonne (20h45), une de leurs trois “finales” à Aimé Giral (réceptions d’Albi et Aix-en-Provence), décisives dans la course à la qualification. Passé une saison par l’Aviron, Mathieu Bélie, l’ouvreur catalan, décrypte ce choc.  

Quels enseignements avez-vous tirez de votre défaite à Lyon jeudi dernier (40-19) ? 

Le principal est que nous savons désormais qu’on peut compter sur un groupe élargi jusqu’à la fin de saison. On a récupéré tous nos blessés, récents ou de longue date, alors que jusqu’à là, nous avions entre dix et quinze joueurs indisponibles. Cela fait vraiment du bien de pouvoir s’appuyer sur un large turnover. Malgré la défaite, nous avons fait bonne figure à Lyon et cela montre donc qu’il y a de la qualité à tous les postes. La concurrence va être accrue et c’est très positif pour l’équipe. 

Comment avez-vous préparé cette réception de Bayonne ? 

L’équipe a très rapidement basculé sur Bayonne dès la semaine passée. Nous avons fait une mise au point défensive, car nous avons eu tendance à encaisser trop d’essais à Lyon ou face à Narbonne (sept essais au total, NDLR). L’équipe veut retrouver sa solidité défensive qui sera très importante face aux Bayonnais. Le groupe s’est ensuite concentré sur son rugby, car nous voulons installer rapidement notre jeu demain, sans subir les évènements sur l’entame. 

Peut-on parler d’un match couperet dans la course à la qualification à six journées de la fin ? 

Clairement ! Nous abordons cette rencontre comme un match de phases finales, car si nous perdons une fois de plus à la maison (une défaite et un nul), notre tâche deviendrait très délicate. Il faut donc absolument gagner face à Bayonne, même si on sait que ce sera difficile face à une belle équipe. 

Perpignan a toujours répondu présent face aux grosses équipes à Aimé Giral (victoires contre les autres membres du top5 : Lyon, Béziers Aurillac)… Ces performances amènent-elles un supplément de confiance ? 

C’est bien entendu un point positif. Après, nous savons que chaque opposition a sa vérité et qu’au final, nous n’avons pas trop eu de matchs faciles à la maison. Même les mal classés sont venus nous “titiller” sur nos terres. On doit donc rester vigilant. Les “gros” nous réussissent bien jusqu’à présent et j’espère que ça va continuer. 

Votre regard sur l’équipe de l’Aviron ? 

Bayonne s’appuie sur une mêlée très conquérante et un jeu débridé, porté vers l’offensive. Ils ont un excellent demi-de-mêlée, Guillaume Rouet, qui aime bien partir autour des rucks et faire jouer ses avants. C’est une équipe assez complète, qui reste certes sur deux défaites, mais qui à mon sens est toujours très dangereuse. Peut-être même plus, car elle va venir chercher des points chez nous pour consolider sa seconde place. 

Avez-vous noté des individualités basques à surveiller de près ? 

Ils ont une grosse troisième ligne, avec Dwayne Haare, Van Lill et bien entendu le capitaine, Jean Monribot qui est un peu l’homme à tout faire de Bayonne. Derrière, il y a Julien Jané, qui s’appuie sur de grosses qualités de vitesse, à l’image des ailiers Laveau et Poki. Ils ont de aussi de la puissance à tous les postes et ce n’est pas pour rien qu’ils sont deuxièmes de ProD2. Notre défense sera une des clés du succès face à eux. 

Personnellement, vous allez retrouver pour la seconde fois Bayonne sur votre route depuis votre départ (23 matchs disputés en 2013/2014). Cette notion a-t-elle toujours une importance dans votre esprit ? 

Bien entendu. C’est avec plaisir que je vais retrouver certains de mes anciens partenaires, car humainement, ma saison à Bayonne s’est très bien déroulée. Je suis toujours en contact avec Julien Jané, que j’avais aussi côtoyé au Racing 92 et Guillaume Rouet. J’apprécie aussi Jean Monribot et Aretz Iguiniz. Il y a vraiment des bons gars à l’Aviron, avec qui j’ai eu des échanges dans la semaine, même si je ne suis pas forcément fan des conversations téléphoniques… 

Comment gérez-vous la forte concurrence à l’ouverture cette saison à l’Usap (10 matchs joués pour 7 titularisations) ? 

J’ai surtout été freiné par des blessures à répétition. Rien de trop grave, mais des pépins physiques qui m’empêchaient de revenir à mon meilleur niveau. Désormais, cette période est derrière moi. Après, la concurrence est très saine au sein de l’effectif. Nous sommes quatre ouvreurs avec le jeune Séguy (plus Allan et Selponi) qui commence à montrer le bout de son nez. On s’entend tous très bien et cette émulation tire tout le monde vers le haut. Je pense que cela peut être très positif sur cette fin de saison. 

Le fait que plusieurs membres de l’effectif ne soient pas conservés l’an prochain ou que d’autres, ne connaissent pas encore leur avenir, peut-il déstabiliser le groupe dans ce sprint final ?

Je pense que cela peut jouer dans la tête de certains joueurs qui sont encore dans le flou. Mais c’est aussi la loi du sport de haut niveau de passer par ces moments. Il faut surtout rester concentré sur le présent sans se projeter. Je ne suis pas en fin de contrat (engagé jusqu’en juin 2017, aucune prolongation en vue à l’heure actuelle), donc c’est facile à dire pour moi… Je ne suis pas inquiet, car je pense qu’il y a assez de maturité dans le groupe et de gens intelligents, pour jouer le jeu jusqu’au bout. 

Selon-vous, quelle place l’Usap peut-elle viser en fin de saison ?

Pour ne rien vous cacher, nous visons une demi-finale à domicile (la troisième place occupée par Aurillac est à quatre longueurs). Même si on sait que ça va être difficile pour nous car on a pris du retard en début de saison. Aujourd’hui, nous sommes toujours en course et on peut compter sur un effectif très large. Et si on arrive à créer un turnover efficace, je pense que nous pouvons atteindre notre but. On devra faire le plein de points à domicile et gagner au minimum un match à l’extérieur (à Montauban, Aurillac ou Dax). Propos recueillis par Julien LOUIS

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