Si près, si loin...

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Publié le , mis à jour

Leicester-Stade Français en quart de finale de la coupe d’Europe, c’était en 2007. Seuls Parisse, Arias et Burban étaient déjà là.

Autre temps, autre époque. Avril 2007, le Stade français de Fabien Galthié est un des cadors du Top 14. Deux ans plus tôt, les Parisiens ont doublement échoué. D’abord, en finale de Coupe d’Europe. Ensuite, en finale du championnat. Mais ce Stade français-là est truffé de joueurs d’expérience. Sur la pelouse de Welford Road, pour défier alors « la meilleure équipe d’Europe », dixit Julien Arias, il y a là Rodrigo Roncero, Pieter De Villiers, Christophe Dominici, Agustin Pichot, Rémy Martin ou encore Juan Hernandez. « C’est de lui dont je me souviens le plus, raconte Antoine Burban, remplaçant ce jour-là, à l’instant d’ouvrir sa boîte à souvenirs. C’était un match de fou, d’une intensité incroyable et Juan (Hernandez) était au sommet de son art. Il met un essai de malade avec deux raffuts énormes et surtout, il sauve un essai tout fait grâce à un retour monstrueux sur Tuilagi. Je me souviens que Tuilagi avait déjà le sourire aux lèvres tellement il était sûr de marquer. Mais Juan revient en travers et lui met un « énooorrrme » tampon (rires). » La vidéo fait encore recette sur you tube « Il n’y avait que Juan pour réussir un truc comme ça, ajoute Arias, sourire aux lèvres. Et puis, son essai, c’est juste une sauté pour l’arrière. Rien de plus. Il se le fait tout seul de façon incroyable. »

Pour un tout petit point…

Malheureusement, après avoir compté jusqu’à six points d’avance à dix minutes de la fin de la rencontre 14-20), le Stade français s’est finalement incliné d’un tout petit point (21-20). La faute à un essai en première main (72e) suite à un plaquage raté de Stéphane Glas. « C’est franchement con, peste encore Arias. Stéphane Glas a dû rater cinq plaquages maximum durant toute sa carrière et c’est tombé ce jour-là. Mais bon… » « Personne ne lui en veut, reprend Burban. à titre personnel, avec le recul, je garde d’ailleurs un bon souvenir de ce match. C’était incroyable pour moi. C’était ma première année au Stade français et je me suis retrouvé à jouer contre la meilleure équipe d’Europe du moment en quart de finale de Coupe d’Europe. Je me souviens d’une ambiance de fou dans ce vieux stade, typiquement anglais avec des tribunes en bois. On avait fait une superbe préparation avant cet événement. J’avais senti tous les mecs très concernés, très mobilisés. Moi, je découvrais un peu tout ça à l’époque. Je me souviens de Roro (Roncero) et Pieter (De Villiers) avant le match qui étaient dans une autre dimension. » C’est peut-être ce qu’il faudra aux joueurs de Gonzalo Quesada dimanche après-midi à l’instant de pénétrer sur la pelouse de Welford Road.

Arnaud Beurdeley
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