Rugby des villes face au rugby des champs

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    Rugby des villes face au rugby des champs
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Ce week-end end, en Midi-Pyrénées se disputaient les quarts de finales dans les catégories Promotion-Honneur à 4ème Série. Une rencontre a retenu notre attention en 3ème Série, celle mettant aux prises le Toulouse RC à la formation ariégeoise de Castelnau- Labastide.  

C’est le début du printemps. C’est un moment de l’année que vénèrent  dans l’ensemble tous les « aficionados » du monde ovale. Des joueurs en passant par les dirigeants et entraîneurs, c’est le rendez-vous de la phase éliminatoire, celle des matchs sur terrain neutre. Pour les supporters, c’est l’occasion de faire une belle transhumance, de sortir les drapeaux, oriflammes, corne de brune histoire de donner un air de fête et de planter le décor. Dimanche, le stade de Villeneuve-du-Paréage a été le cadre d’un duel un peu atypique entre le Toulouse RC (le dernier né des clubs toulousains) et la formation ariégeoise de Castelnau-Labastide (l’union de deux bastides ariégeoises du Séronais).

Une véritable illustration du rugby des villes face à celui des champs. Tout oppose les deux adversaires. Tout d’abord, l’histoire, le TRC a été porté sur les registres fédéraux voilà quatre années en arrière en 2012 très exactement. Pour sa première année d’existence, il a même décroché son seul et unique trophée, la Coupe des Pyrénées. L’année après, il a échoué en finale régional du dernier échelon régionale face à la Haute-Vallée de l’Aveyron. Cette année, après avoir dominé sa poule et obtenu la première place, le club du président Laurent Mamy a gagné le droit d’évoluer en 2èmeSérie la saison prochaine. Une belle récompense pour ce club qui est fier d’arborer un maillot rose et qui a la particularité d’être coachée par deux anciens professionnels Gael Arandiga et Rémi Trémoulet. Le TRC respire la jeunesse et un désir bien légitime de se hisser au deuxième niveau régional dans quelques années.

 

« Chaque début de saison est un défi permanent »

Du côté de Castelnau et Labastide, on est fier de ses soixante-dix-neuf ans d’existence et de ses trois titres régionaux en 1964 (4ème Série), 1967 (3ème Série), 2014 (3ème Série) qui font la fierté du club. Au début des années 80, la structure a même évolué au plus haut niveau régional, celui du championnat Honneur. « C’était une autre époque, dit avec le sourire le co-président Pierre Mirouse. Chaque début de saison est un défi permanent. Lors du premier entraînement au mois d’août, nous avions à peine dix joueurs. Lors des premiers matchs, nous avons à peine aligné dix-neuf joueurs sur la feuille. Forcément, nous n’avons pas obtenu des résultats à hauteur de nos espérances. En revanche, nous avons lancé la saison en janvier une fois que nous avons eu une stabilité au niveau de l’effectif. A ce jour, nous n’avons perdu qu’un match et obtenu la quatrième place. Nous avons même battu le TRC à domicile (30-25). »

La saison en cours n’est pas encore achevée et déjà, les dirigeants planchent sur le prochain exercice.

« Chaque année, nous nous demandons de combien de joueurs, nous allons disposer pour monter une équipe. Entre les joueurs qui arrêtent, ceux qui nous quittent pour des raisons professionnelles, nous pouvons nous retrouver en difficultés. Nous n’avons pas un gros budget (estimé à 30 000 euros) alors nous avons des idées. Nous avons conclu un partenariat avec l’université de Foix, ce qui nous permet de récupérer des joueurs. Nous sommes en train de monter un projet avec le village de vacances de Labastide –Sérou pour pouvoir accueillir des joueurs le week-end. Pour maintenir une équipe dans les deux villages, nous avons tout de même des idées. La présence du club, ça anime le village », ajoute Pierre Mirouse.

 

Quoi qu’il en soit du résultat de dimanche. Castelnau et Labastide a dans l’ensemble réussi sa saison. En début de saison, ils étaient en grosses difficultés pour alimenter une feuille de match. Quelques mois après, ils disputent un match éliminatoire avec la possibilité de disputer le championnat de France. Pourquoi faudrait –il se plaindre tant que ce ballon ovale vive du côté de Castelnau et Labastide.

Didier Navarre
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