Rouen, le retour aux armes

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    Rouen, le retour aux armes
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Revenu en élite, le club rouennais a signé une belle saison, et sera à coup sûr un des acteurs majeurs du prochain Jean- Prat. Voici le récit d’une renaissance.

On avait laissé Rouen, sous l’appellation Rugby Club de Rouen, défait en quart de finale de Fédérale 1 quelques semaines après la prononciation de la liquidation judiciaire de l’association (en avril 2009) et le retour en Fédérale 3.

La reprise en main par le président Marc-Antoine Troletti et son équipe était claire, changement de nom, le Stade Rouennais était né avec, pour ambition, un retour à l’élite fédérale en 5 ans. C’est chose faite avec sa remontée en Fédérale 2 en 2013, puis cette année en Fédérale 1 ,couronnée d’une qualification pour le trophée Jean Prat. Mais les règles d’accession à la ProD2 ont elles aussi évoluées depuis, et le dépôt d’un dossier financier et structurel devenu obligatoire pour prétendre au niveau supérieur, rend les choses compliquées pour les clubs.

Pour Rouen, par la bouche d’un de ses entraîneurs Gregoric Bouly, l’heure n’a pas encore sonné pour le Stade Rouennais.

«On est encore en phase d’apprentissage. Si on ne parle que de structure, on est loin, le stade est en complet chambardement, l’éclairage est à faire, l’accès public, les parkings, la nouvelle tribune (même si un terrain synthétique verra le jour en septembre prochain, N.D.L.R.). On veut progresser dans l’ensemble, à tout niveau, et proposer aussi une identité de jeu, avant de prétendre à tout et n’importe quoi».

«Le Jean Prat ? Que du bonus !»

Alors comment prépare t-on une fin de saison, et comment stimule t-on la motivation du groupe quand on n’a plus grand chose à gagner ?

«L’idée est là», reprend Bouly, «la plupart des joueurs viennent de Fédérale 2 et n’ont jamais connu les play-offs de Fédérale 1: c’est déjà une motivation en soi. On développe un projet et un fond de jeu en sachant depuis le début de la saison que nous n’irions pas en ProD2. On visait le maintien, comme tout promu. Pour le coup, tout ce qui vient aujourd’hui est du bonus et cela doit nous aider à préparer la saison prochaine, à tous les niveaux sportifs mais aussi administratifs».

Cela annoncerait-il d’autres ambitions pour la saison prochaine et surtout une permanence dans le staff ? A l’évocation du sujet, on voit un petit sourire poindre sur le visage du technicien: «Richard Hill, l’entraîneur en chef a encore un an de contrat et dans son discours il ne semble pas dire qu’il ne l’honorera pas. Me concernant je suis attaché à ce club, donc tant qu’on me le permet je reste au service du groupe. Par contre, nous savons que nous devons étoffer notre staff (notamment soulager Olivier Barthaux, le préparateur physique N.D.L.R.), et nos ambitions si nous souhaitons postuler à la montée l’an prochain. Il faudra voir si cela est raisonnable ou non. Nous avons visité beaucoup de clubs pros cette saison, discuté avec des responsables, et nous savons ce qui nous manque pour faire partie de cette élite.» A en croire l’entraîneur rouennais, le club n’en serait donc qu’au début de son ascencion…

Par Gaël Lecoeur

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