Puricelli : "Le suspens a été un peu tué par les médias"

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    Puricelli : "Le suspens a été un peu tué par les médias"
Publié le , mis à jour

Après avoir reçu le bouclier de champion de France de Pro D2, le troisième ligne du LOU, Julien Puricelli, s'est arrêté en zone mixte. Pour lui, rien n'a été facile cette saison et il se projete déjà sur le Top 14 avec le maintien comme principal objectif.

Après le revers à Tarbes, vous avez bien réagi contre Béziers, pour la remise du bouclier...

Nous avons passé une semaine studieuse. Le coach a été clair sur ce point. Il ne voulait pas que nous lâchions après la réception de Perpignan. Malheureusement, nous avons un peu trop décompressé à Tarbes... Dès lundi dernier, ce fut une semaine sérieuse, difficile. Nous avons été sous pression. Il fallait faire une belle performance.

Comment accueillez-vous votre premier bouclier ?

C'est bien. Mais le bouclier que tout le monde regarde, c'est le Brennus (sourire). Je ne fais pas la fine bouche. C'est mon premier, je suis très content. Après l'émotion aujourd'hui n'est pas plus forte que cela.

Est-ce en raison d'un manque de suspens ? Vous avez été champion devant la télé...

Le suspens a été un peu tué par les médias quelque part...

Ce n'est pas de notre faute. Les statistiques du Lou sur cette saison sont éloquentes...

Non. Mais depuis le début de saison, les médias disaient que nous serions champions de France. Le rugby reste un sport de combat, collectif. Et un combat se prépare. Être supérieur sur le papier, ce qui nous a parfois été reproché, n'empêche qu'il faille se préparer comme toutes les autres équipes. Un boxeur aborde les choses de la même manière, qu'il prenne un sparring-partner ou un challenger. Trente matchs, c'est trente préparations ! Nous avions peut-être plus de joueurs de haut-niveau que les autres clubs, nous avions un effectif plus complet mais notre préparation au quotidien n'est pas à négliger. Il y a eu également de travail en interne. Encore un fois, je le répète, il y a eu trente préparations au combat.

Quand allez-vous apprécier ce titre ? Vous aviez dit il y a deux semaines, après la défaite de Bayonne à Montauban, que votre objectif était le maintien en Top 14.

Oui, c'est l'objectif. Je suis plutôt en fin de carrière. Si je peux aider, participer à l'installation du Lou en Top 14, je serai satisfait. Je ne sais pas si ce sera ma dernière année. Je ferai peut-être une année supplémentaire. Dans tous les cas, mon objectif personnel est le maintien en Top 14 la saison prochaine.

Que pensez-vous du futur déménagement au stade de Gerland ?

Je pense que c'est une bonne chose. Il y a des gens pour et des gens contre. Mais c'est toujours plus motivant de jouer dans un stade historique, mythique. Il y aura une pression supplémentaire. Je pense que c'est bon pour nous les joueurs. Ca va nous motiver encore plus. Parfois les matchs se jouent à peu. Jouer dans un grand stade pourra peut-être nous permettre de faire basculer les matchs en notre faveur la saison prochaine. Et c'est l'évolution naturelle. Il faut un stade à la hauteur de la ville, et à la hauteur, j'espère, du club que le Lou va devenir.

 

Propos recueillis par Sébastien Fiatte

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