Reprendre l’ascenseur

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Publié le , mis à jour

Premier national, à égalité, avec Ris-Orangis, Auxerre espère remonter en Fédérale 2 cette saison après avoir raté l’accession de peu la saison dernière.

Avant la dernière journée de Fédérale 3 dimanche prochain, Auxerre est dans les starting-blocks. L’équipe, entraînée par Cédric Massot et Jean-Sébastien Bignat, présente le meilleur bilan national, avec 74 points, à égalité avec Ris-Orangis. Depuis le début de saison, elle s’offre une ballade de santé, ponctuée de quinze victoires pour deux défaites, et surtout treize bonus offensif. « Nous l’avons pris contre toutes les équipes, sauf contre Épernay », explique Cédric Massot, qui pige toujours parfois à la mêlée, à quarante-deux ans.

Pas d’ogre dans la poule

Ce n’est pas une surprise de retrouver les Icaunais en tête. Dominateurs en Fédérale 3, dominés en Fédérale 2, ils sont habitués à ces incessants allers-retours depuis de nombreuses saisons. Ils ont l’habitude de prendre l’ascenseur, dans un sens, puis dans l’autre. Au printemps dernier, ils avaient laissé Saint-Denis monter dedans à leur place. Comme toujours, ils ont remis leur ouvrage sur le métier. Et leur domination sans partage sur la poule est révélatrice de leur volonté de ne pas se relâcher avant les matchs couperets. La saison dernière, ils avaient connu des retards à l’allumage, rédhibitoires, en trente-deuxièmes puis en seizièmes. « Nous avons demandé aux joueurs d’être exigeants avec eux-mêmes, explique Cédric Massot. Beaucoup de petites fautes, qui ne sont pas préjudiciables en championnat, sont souvent payées cash en phases finales. Et notre beau parcours est également lié au fait qu’il n’y pas d’ogre dans notre poule, comme Chartres la saison dernière. Enfin, est-ce que la poule est plus faible que les autres ? Je ne sais pas. »

Après un dernier round de préparation contre Versailles à domicile, les Auxerrois aborderont les choses sérieuses, sans forcément beaucoup de repères. Leur dernier match, chez leur dauphin, ils l’ont perdu dans les grandes largeurs (21-42), décompression oblige. Cela n’inquiète pas outre mesure le staff, mais ils se sont privés d’une répétition grandeur nature. « Il y avait un esprit de revanche de leur part et il n’y avait pas d’enjeu pour nous. C’était inconscient. J’espère que les joueurs auraient régi différemment s’il y avait une obligation de résultat. »

Dénouement heureux ou pas dans quelques semaines, ils remettront leur ouvrage sur le métier pour monter ou se maintenir, avec un budget, dans tous les cas, stable (autour de 400 000 euros), et la nécessité de former pour ce club fanion d’un département qui en compte que huit entités rugbystiques. La récente sélection de Camille Chat, formé au club, a rempli tout le club de fierté. Mais il s’agit aussi de former des jeunes pour alimenter l’équipe première. « Notre but est qu’ils forment l’ossature de l’équipe qui nous maintiendra en Fédérale 2 », souffle le président, Jean-François Bersan. Il reste à la rejoindre le plus vite possible.

Par Sébastien Fiatte

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