Dijon : reconstruire après la chute

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    Dijon : reconstruire après la chute
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Dans un passé récent, le club bourguignon a côtoyé l’élite 1. la chute fut brutale. mais la reconstruction est lancée.

Le rugby féminin Dijon Bourgogne, qui boucle sa quinzième saison, a vécu une ascension fulgurante qui vit « les Gazelles » truster trois titres de championnes de France en six saisons. Hélas, cette réussite attira l’attention. Un intérêt qui provoqua un exode massif lequel, combiné à l’arrêt de quelques cadres, fut fatal à ce jeune club. La descente en Fédérale à XV était irrémédiable. La suite est une belle histoire. Didier Foulont, qui a pris le relais de Jacques Blanc à la présidence, sait où il veut aller. « Nous voulons construire une base solide avant de penser regarder plus haut. »

Les deux Didier aux commandes

Ces fondations ont débuté en 2008 avec la création d’une équipe de cadettes. Depuis ce groupe sous l’autorité paternelle d’Arthur Mirepois et de Michel Roze obtient des résultats intéressants. L’intégration des 25 cadettes au centre régional d’entraînement et de formation (CREF) est un gage d’éducation de qualité. L’entraîneur des seniors, Didier Couette, et son adjoint Jordan Gaudiller puisent dans ce vivier. Ce sont quatre jeunes majeures qui sont rentrées dans le groupe seniors cette année, six autres vont les rejoindre la saison prochaine. Toutefois le coach principal ne s’enflamme pas et se veut objectif : « Ces deux dernières saisons nous savions qu’il y avait un renouvellement à effectuer, c’est fait. Notre cinquième place nous situe à notre niveau même si nous aurions pu sortir du ventre mou de la poule quelques rencontres perdues étaient à notre portée. » L’avenir se conjuguera à travers les deux Didier, le président, qui fait l’unanimité au sein des Gazelles, et le boss des seniors, qui va progressivement se diriger vers un poste de manager général. Le club qui s’appuie sur un projet cohérent passe par la formation, avec à terme, la création d’une école de rugby. Une EDR qui sera le réservoir de l’équipe cadettes et son CREF pour, in fine, avoir une équipe fanion en Fédérale 1. C’est un objectif raisonnable, qui n’empêche pas de rêver retrouver un jour le plus haut niveau.

Par Bernard Rolland

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