« J’ai vraiment envie de jouer la finale »

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    « J’ai vraiment envie de jouer la finale »
Publié le , mis à jour

Le talonneur du Racing 92 Dimitri Szarzewski, blessé au genou, sera absent dimanche pour affronter Leicester. Un coup dur que le capitaine ciel et blanc vit mal. Evidemment, il tente de relativiser et rêve de pouvoir jouer la finale...

Comment vivez-vous le fait de ne pas pouvoir jouer cette demi-finale de Campions Cup en raison d’une nouvelle blessure à un genou ?

C’est beaucoup de frustration. Toute l’année, on fait des sacrifices pour pouvoir jouer ces matchs-là. Ce sont des moments particuliers, souvent inoubliables. Personnellement, c’est encore plus décevant. Pour la première fois depuis longtemps, je n’avais pas jouer le Tournoi des 6 Nations, j’avais pu bénéficier de plages de récupération. Je me sentais vraiment bien, j’avais le sentiment de revenir à mon meilleur niveau. Les années passées, j’abordais toujours les phases finales avec de la fatigue physique et mentale. Là, je me sentais bien. Et voilà, quoi...

Avez-vous immédiatement senti sur le coup que la blessure aurait un caractère de gravité important ?

Malheureusement, je commence à bien connaître mon corps. Des blessures, j’en ai eu quelques-unes. J’ai senti tout de suite que le genou avait craqué et je me doutais que ce n’était que le ligament latéral interne. J’avais déjà eu ça au genou gauche. J’espère que ce ne soit qu’une rupture partielle. Ça a été confirmé. Tant mieux. Ça me laisse de l’espoir pour revenir.

Parvenez-vous à relativiser ?

J’essaie mais ce n’est pas simple. Je me suis fixé comme objectif de pouvoir jouer la finale de Champions Cup si par bonheur on se qualifie. Dans mon malheur, j’ai quand même un peu de chance car cela aurait pu être plus grave. Je fais tout ce qui est possible pour être disponible pour cette finale. Normalement, cela devrait être possible. Mais, il y a toujours des paramètres non maîtrisables.

Avez-vous le sentiment que les nombreuses blessures ont gâché une partie de votre carrière ?

On peut dire que je n’ai pas été épargné par les blessures (rires). J’ai appris avec le temps que la blessure faisait partie de la vie d’un sportif de haut niveau. Le rugby est un sport de combat qui entraîne inévitablement des blessures. Personnellement, j’ai toujours beaucoup joué, je me suis toujours engagé sur un terrain. J’ai encore constater le week-end dernier que trois ou quatre joueurs s’étaient gravement blessés. Dans le rugby d’aujourd’hui, chaque week-end il y a de grosses blessures.

Est-ce que cela vous inquiète ?

Oui, un peu. On va de plus en plus vers un sport de boucher (rires). C’est aussi pour cela qu’il faut des effectifs de plus en plus étoffé afin de permettre un « turn-over ». Quand je vois aujourd’hui le nombre de blessés rien qu’au Racing, je me dis que c’est de pire en pire. En ce moment, nous ne sommes vraiment pas épargnés. Et, évidemment, ça ne tombe pas au bon moment. J’espère que le groupe va récupérer quelques joueurs pour la fin de saison. Et que nous atteindrons nos objectifs.

Parvenez-vous tout de même, malgré votre blessure, à vous investir pour cette demi-finale face à Leicester ?

Je vais faire le déplacement avec mes partenaires, je vais donc vivre au plus près du groupe. Pour l’instant, j’essaie de discuter au maximum avec mes partenaires. Mais durant la journée, ils sont tournés vers leur objectif quand moi je suis avec les kinés en train de faire de la rééducation, des soins ou du renforcement musculaire. En fait, je suis dans le groupe sans y être. J’aimerais participer davantage, mais bon, c’est comme ça.

Une qualification pour la finale serait un beau cadeau de vos partenaires, non ?

(il rit) Ce serait pas mal, c’est vrai. J’ai vraiment envie de jouer la finale. Mais ce serait surtout un cadeau pour tout le club, une juste récompense pour l’investissement de tout le monde. Franchement, on y croit. On ne laisse rien au hasard, j’ai le sentiment qu’on a mis toutes les chances de notre côté. Vous savez, quand vous sortez le triple champions d’Europe en titre, ça donne forcément envie d’aller au bout.

Arnaud Beurdeley
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