Mort au tournant

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Publié le , mis à jour

Perpignan Battus à Montauban (28-25), les Catalans ont raté une belle occasion de se rapprocher d’Aurillac (3e, à quatre longueurs). Menacés par le retour canon de Mont-de-Marsan (6e à un point), ils sont obligés de triompher d’Albi à Aimé Giral ce soir (20h45), pour conserver leur destin en mains. .

Une danse à quatre temps. A quatre journées de la fin de la saison régulière, l’Usap est toujours maître de son destin. Son bonus défensif ramené de Montauban lui a permis de doubler Béziers au classement. Mais sa marge de manœuvre reste faible. Incapables de s’imposer à l’extérieur depuis plus de cinq mois, les Sang et Or s’exposent au retour canon de l’outsider en forme du moment, Mont-de-Marsan. Sixièmes, les Montois ne sont plus qu’à une longueur. Perpignan est donc obligé de poursuivre sa série d’invincibilité à domicile (huit victoires consécutives et neuf matchs sans défaite) ce soir face à Albi, s’il ne veut pas se faire éjecter du Top 5. L’ailier Jean-Bernard Pujol confirme : « C’est un match charnière. On n’a pas mis tous les ingrédients nécessaires pour gagner à Montauban où on a encore trop fait d’erreurs défensives. Du coup cette réception d’Albi prend encore plus d’importance. Il faut absolument gagner et ce ne sera pas facile. Désormais, il faudra remporter trois de nos quatre derniers matchs pour garder notre destin en mains. »

Une mission délicate dont la première étape albigeoise rappelle de mauvais souvenirs aux Catalans. A peu près à la même époque et dans un contexte similaire l’an passé, ils avaient perdu d’un point à Aimé Giral face à Albi (21-22) : « Nous sommes donc avertis. Albi, c’est du costaud devant comme derrière. Mais nous avons réalisé une bonne semaine de travail et nous sommes prêts à relever ce défi. Nos adversaires restent sur deux défaites mais avant, ils avaient gagné de trente points à la maison contre Aurillac. Il faut se méfier des équipes qui ne jouent plus rien en fin de saison, car elles évoluent libérées », ajoute l’ailier.

Une dynamique positive

L’expérimenté Jean-Pierre Pérez se méfie lui aussi grandement d’Albi : « C’est une équipe raide qui joue beaucoup. On connaît bien les Albigeois qui sont venus gagner chez nous l’an dernier. A nous de les respecter. On doit suivre notre ligne de conduite en mettant ce qu’il faut dans les phases de combat. J’espère que cela se passera bien pour qu’on franchisse un palier de plus. » Un palier que les Catalans ne pourront franchir qu’en retrouvant une solidité défensive perdue hors de leurs bases et surtout, ce réalisme offensif qui leur manque toujours pour matérialiser leurs progrès effectués en attaque ces derniers mois : « Je m’attends à un gros défi physique à l’image du match aller. Nous devrons absolument respecter nos schémas de jeu en nous montrant très pragmatiques. Il faudra au maximum pousser les Albigeois à la faute. Et lorsqu’on rentrera dans leurs 22 mètres nous devrons repartir avec des points. L’objectif est de trouver ce soir une bonne alchimie entre nos belles prestations à domicile et nos moins bons matchs à l’extérieur », note Yohan Vivalda.

En confiance, les coéquipiers de J.P Pérez veulent miser sur : « leur fraîcheur mentale et leur enthousiasme » pour triompher d’Albi et continuer à regarder ainsi vers le haut. Sans devoir attendre la peur au ventre, les résultats de Mont-de-Marsan (réception de Carcassonne) et de Colomiers (réception de Lyon), toujours en embuscade à trois points derrière eux. Les marathoniens de l’Usap, qui ont réussi à retrouver un second souffle après leur coup de fatigue de la fin d’année 2015, souhaitent désormais accélérer dans le sprint final. Afin d’assurer leur place dans le dernier carré et garder l’espoir de coiffer Aurillac sur le fil. Et s’offrir ainsi une demi-finale à domicile.

Julien LOUIS

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