Auradou : «Pour le moment, on n’est pas dans les cinq...»

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    Auradou : «Pour le moment, on n’est pas dans les cinq...»
Publié le , mis à jour

Pour l’entraîneur des avants de Mont-de-Marsan, David Auradou, la série de sept matchs sans défaite est positive. Mais selon lui, rien n’est joué et tout sera indécis jusqu’au bout.

David Auradou, Mont-de-Marsan reste sur sept matchs sans défaite. Diriez-vous que le déclic a eu lieu à Tarbes (13-33, 19e journée) lors de votre dernière défaite ?

Je ne pense pas. Pour moi, le déclic a eu lieu à Colomiers il y a quelques semaines. On a pas remporté le match mais dans des conditions difficiles on a fait un match sérieux et on est revenu avec un match nul. Je pense qu’à partir de ce moment-là les joueurs ont pris confiance. Il y a un phénomène qui s’est produit.

Qu’est ce que vous avez changé depuis quelques matchs pour que cela marche aussi bien ?

On a pas changé notre façon d’entraîner. Cela avait très bien fonctionné l’an dernier. Mais cette saison on a eu un retard à l’allumage. On affronte les Lyonnais dès notre premier match à domicile. Du coup, on sort un petit peu de la zone des barragistes d’entrée. Mais après, on savait que l’on avait une deuxième phase de championnat plus clémente. On a aussi eu moins de casse. Les joueurs ne sont pas devenus mauvais d’une saison à une autre, notre discours n’a pas évolué. Mais sur certains matchs à l’extérieur notamment, on a raté le coche. A Perpignan ou à Montauban par exemple, où l’on doit ramener la victoire. On ne marquait pas de points mais on était pas loin. On a dit aux joueurs de ne rien lâcher, qu’ils étaient sur la bonne voie et que cela allait finir par sourire. On a aussi moins de mecs à l’infirmerie donc plus de joueurs en forme. Et puis un capital confiance assez fort depuis le match de Colomiers. A Albi par exemple, on fait une première mi-temps moyenne mais on termine mieux que les Albigeois et on gagne le match. Mais ça reste fragile.

Ce soir vous recevez Carcassonne. Sans manquer de respect à cette équipe, on les voit mal briser votre série...

Je reste toujours prudent avant un match. Surtout que lors de notre précédente victoire à l’extérieur à Aix, le match d’après contre Narbonne n’avait pas été flamboyant. Et puis quand la presse commence à nous voir beau c’est à ce moment-là que les joueurs s’endorment donc... Carcassonne est une équipe dangereuse et nous vivons une saison compliquée. Pour bien la finir, il faut faire un gros match contre Carcassonne. On aura ensuite une semaine de coupure. Tout le monde a le sourire mais encore une fois ça reste fragile.

Les victoires et les bonus à l’extérieur seront-ils la clé pour aller chercher cette place de barragiste en fin de saison ?

Ça va être un tout. Béziers va être là, Dax va vouloir des points pour se sauver, Colomiers et Albi sont toujours en course. Chacun a ses motivations propres et cela va être comme la saison dernière : indécis jusqu’au bout. Il ne faudra pas galvauder les points comme on a pu le faire. Tous les clubs se tiennent. A nous de rentrer dans les cinq et d’essayer d’avoir le meilleur classement possible ensuite.

Avec la réception d’Aurillac et un déplacement à Bayonne lors des deux dernières journées, est-ce que vous ne vous dîtes pas que cette place de barragiste va être difficile à aller chercher ?

On va rencontrer des équipes très fortes c’est sûr. On va prendre les matchs les uns après les autres. Il faut gagner contre Carcassonne ce soir et essayer d’aller faire quelque chose à Dax. Ça ne sert à rien de se projeter. On sait que ça peut aller très vite. Pour le moment, on n’est pas dans les cinq. Les équipes qui vont se qualifier seront les plus homogènes, et les mieux préparées. En ce moment, on revient en forme mais rien n’est joué.

Propos recueillis par Kevin Saccani

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