Un mélange de Pro D3 et de Fédérale

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    Un mélange de Pro D3 et de Fédérale
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Le club d'Oloron s'inscrit dans la durée en Fédérale 1. En cause, trop de contraintes techniques, financières, structurelles. 

C'était il y a onze ans. Presque un siècle, une éternité. En 2005, le FCO atteignait la finale de Fédérale 1. Cette année-là, une réforme du système de ce championnat était mis en place... pour une seule saison : seul le champion montait en Pro D2. L'année d'après, 3 des 4 demi-finalistes obtenaient le sésame pour l'étage supérieur. Et à partir de 2007, les deux finalistes. Le but était de faire monter 4 équipes en deux ans (en 2005 et 2006), la logique eut voulu que l'on fasse monter chaque fois les deux finalistes, mais la logique et les règlements déposés... A l'arrivée, le train est passé sous le nez des Oloronais qui sont restés sur le quai de la gare fédérale. Pour longtemps. Car, de nouveau en ce début de saison 2015-2016, une nouvelle réforme leur a interdit tout espoir de monter. Trop de contraintes techniques, financières, structurelles. "Bien sûr on peut se montrer frustrés, mais à un moment donné, il faut que la raison l'emporte", admet Laurent Dossat, entraîneur des lignes avants du FCO. Il avoue même avoir accueilli avec un certain plaisir la nouvelle formule : "Il est flagrant qu'il y a deux catégories d'équipes dans cette division. Nous allons disputer les phases finales de notre championnat et nous serons dans un tableau qui correspond mieux à notre niveau avec de belles cylindrées. Nous savons très bien que quoi qu'il arrive, on ne pourrait pas lutter sur un long terme avec les écuries professionnelles, et puis je pose la question : qu'est-ce qui est préférable : ne pas jouer pour la montée ou être obligé de la refuser après l'avoir conquise sur le terrain ?".

 

Tombeurs de Nevers et Auch

Certains parlent de championnat à deux vitesses, ennuyeux pour tout le monde, les "gros" comme les "petits", là encore Laurent Dossat tempère : "Cette formule mélange une Pro D3 avec la fédérale, pourquoi pas ? Cela permet de pouvoir assister à quelques sensations. Regardez dans notre poule : Bagnères a battu Auch et Nevers, sans un tel mélange, un tel exploit n'aurait pas pu être possible. Lutter contre des professionnels de façon ponctuelle est intéressant pour tout le monde : public, entraîneurs et bien sûr joueurs. Cette année, quoi qu'il arrive il y aura un promu et un champion amateur, ça ne me déplait pas. Et puis cette formule permet à des équipes comme nous de rester au 3e niveau national, si une Pro D3 était mise en place, nous serions rétrogradés au 4e niveau !". Pour conclure, l'entraîneur oloronais tient toutefois à relever des imperfections : "Il aurait été plus cohérent, je trouve de qualifier 4 ou 8 équipes pour le tableau disputant la montée, plutôt que 6. Enfin pour qu'une telle formule perdure, il est primordial que la FFR maintienne une certaine régionalisation des poules".

 

Fabrice Borowczyk

 

 

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