« On ne l’a volé à personne »

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    « On ne l’a volé à personne »
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Pour la der de leur coach Julien Méret, les Sud-Girondins veulent faire mieux que la saison dernière dans la course au Jean-Prat.

On aurait pu craindre il y a quelques semaines que le derby Saint-Médard – Langon, en clôture de la phase qualificative, soit une rencontre décisive pour la participation, ou pas, au trophée Jean-Prat. La candidature du leader Vannes à l’accession à la Pro D2 et les malheurs des Lillois ont changé la donne. Les Langonnais se présenteront une nouvelle fois sur la ligne de départ de la course du printemps. C’est même devenu une habitude que les dirigeants sud-girondins avancent comme un argument de leur stabilité dans l’élite amateur. Pour autant, personne ne nie que cette saison a été plus difficile que les précédentes à cause du nombre de blessures que le collectif a dû enregistrer. De fait, pas moins de 35 joueurs ont été affectés et pour six d’entre eux la saison s’est achevée très tôt. Le coach leader Julien Méret et son compagnon de route pour la conduite des avants, Vincent Violle, ont dû faire face à une situation inconfortable. Julien dit pourquoi : « Au regard de notre effectif qui n’est pas pléthorique, nous n’avons aucun contrat et pas d’étranger, c’est un contexte difficile à gérer. Mentalement cela t’impacte. Nous avons peur de blessés des joueurs à l’entraînement. J’étais très attaché à nos progrès en matière de jeu, mais quand on se heurte à autant de coups du sort il faut parer au plus pressé. Cela génère des frustrations mais les gars ont été solidaires et entre nous du staff nous avons vécu une belle année. Nous espérons que la fin nous apportera un peu de bonheur. » Cette fin de l’aventure 2016, le Stade Langonnais la vivra sans ses attaquants Lacaze, Pampouille et Balangué privés de rugby depuis plusieurs mois. C’est aussi le cas des piliers Badel et Monpouillan. Par contre, le groupe appréciera la reprise de quelques éléments. Ces retours ne seront pas inutiles pour atteindre l’objectif que le club s’est fixé et que partage Julien Méret : « Bien sûr, le maintien était indispensable par rapport aux éléments rationnels et c’est une très bonne chose, mais on ne peut pas afficher un objectif inférieur à celui de la saison dernière. Cette qualification est très positive, un peu inespérée et aussi consécutive aux aberrations qui ont émaillé notre poule. Cela devient ubuesque et j’espère que la Fédération va prendre des mesures drastiques. Nous prenons cette qualification sans fanfaronner mais on ne l’a volée à personne. Le challenge consiste à passer l’obstacle du premier tour. » Avant ce rendez-vous avec leur destin, les Girondins vont affronter ce week-end les voisins Saint-Médardais dans un énième derby. Ces rencontres passionnelles ne sont pas d’ordinaire des fêtes à la gloire du jeu. Qu’importe le flacon si les acteurs y puisent la confiance nécessaire à l’accomplissement de leurs ambitions. « On espère un gros match à Saint-Médard qui s’est estimé lésé par l’affaire de Lille » claque Julien Méret. Le jeune technicien reste discret sur le sujet mais il nous a confirmé qu’il s’agissait de ses dernières semaines dans son rôle de coach du Stade. Au club depuis sept ans, joueur d’abord puis entraîneur depuis trois ans, Julien Méret parle de la fin d’un cycle : « J’ai pris beaucoup de plaisir, je me suis aussi beaucoup investi et le bilan est positif. C’est bien de changer un peu d’air. » Que fera-t-l demain ? Dans la réponse figure la philosophie d’une personnalité qui a fait l’unanimité : « Je ne ferai pas quelque chose s’il n’y a pas de l’humain dans le projet. » Il reste maintenant aux Langonnais à lui offrir une belle sortie.

 

Gérard Piffeteau

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