A quitte ou double

  • A quitte ou double
    A quitte ou double
Publié le , mis à jour

Belleville-sur-Saône - Trois équipes vont jouer leur survie lors de la dernière journée. Larguée à trois journées de la fin, le club rhodanien est très heureux de pouvoir jouer une dernière carte jusqu’à la fin de la partie.

Le championnat de Fédérale 3 va rendre son verdict dimanche prochain. Et trois équipes du secteur vont jouer leur avenir à ce niveau au bout de quatre-vingts minutes étouffantes et stressantes. Pour Uzès, l’équation est simple, il faudra gagner à Jacou-Montpellier, qui le devance de trois points au classement. Izeaux devra gagner à Tain-Tournon et espérer une défaite de Bourg-les-Valence à domicile contre La Bièvre. Et Belleville-sur-Saône doit également l’emporter à l’extérieur, à Rillieux, et espéré une défaite de Dôle à Bellegarde, qui doit assurer sa place dans les quatre premiers. Les Bellevillois sont sûrement les seuls à être heureux de se retrouver dans ces situations. Nantis de dix-neuf points et quatre victoires au classement, ils reviennent de l’enfer puisqu’ils restent sur deux victoires, dont une bonifiée, lors des deux dernières journées ! « Nous avons beaucoup de chance de jouer le maintien sur ce match, reconnaît l’entraîneur, Jean-Pierre Husson. Nous avons raté notre saison à plein de niveau. Nous n’avons pas trop de pression. À Noël, tout le monde nous voyait en Honneur. Personnellement, j’y croyais. Mais j’ai douté. Je serais un menteur si je disais le contraire. »

« Nous allons jouer notre chance à fond »

Entre les arrêts à l’intersaison du demi de mêlée, Julien Bertrand, et du deuxième ligne, Dominique Mahuet, passés dans le staff avant de rechausser dernièrement les crampons pour aider l’équipe, les blessures de joueurs cadres comme l’ouvreur, David Carle, les centres, Etueni Siua et Hervé Coût, Belleville a longtemps traîné sa peine, toutefois ponctuée de coup d’éclat comme cette victoire bonifiée surprenante à Bellegarde (35-15) le 27 mars. Beaucoup se sont pincés pour y croire. « Quand je l’ai annoncé à ma femme au téléphone, elle a cru que je blaguais, rigole Jean-Pierre Husson. Ce jour-là, notre adversaire n’était pas bien, avait des blessés et nous avons su en profiter.»

Dimanche prochain, il ne faudra pas trop compter sur la chance mais plutôt sur la volonté et le courage pour ramener au moins les quatre points, condition qui pourrait ne pas être suffisante pour se maintenir. Mais le coach ne veut pas y penser. « Nous avons une chance et nous allons la jouer à fond, poursuit l’entraîneur. Nous devons faire notre boulot en gagnant, ensuite on verra bien ce qui se passera. Déjà, il faudra s’y filer en défense. Rillieux est une équipe jeune. Chez nous, elle avait mis le feu aux quatre coins du terrain. » Il reste quatre-vingts minutes à Belleville pour éteindre l’incendie et… croiser les doigts.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?