Palanques : «Je me déclare adversaire de Zalduendo»

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    Palanques : «Je me déclare adversaire de Zalduendo»
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Marc Palanques, candidat à la présidence de la Fédération de rugby à XIII, évoque les élections programmées au mois de novembre. Mais l’ancien capitaine de l’équipe de France souhaite les anticiper.

Quelles sont les raisons qui vous amènent à briguer la présidence de la Fédération ?

Tout d’abord, je tiens à préciser que cette candidature à la présidence n’est pas liée à une ambition personnelle. J’ai eu une existence de sportif amplement réussie (voir digest). Dans ma vie professionnelle, j’ai été chef d’entreprise dans un important groupe commercial. Dans ce domaine, j’ai été parfaitement comblé. Je suis revenu dans le monde du rugby à XIII en étant directeur sportif de l’AS Carcassonne. Après plus de vingt ans d’absence, je retrouve une discipline en manque d’oxygène. Nous avons un championnat élite squelettique de neuf clubs peut-être huit l’année prochaine (Palau pourrait solliciter une descente en élite 2, N.D.L.R.). Une équipe de France qui, en octobre dernier à Leigh, a essuyé face à l’Angleterre sa plus lourde défaite de l’histoire (84-4). Sincèrement, nous ne pouvons plus rester inactifs et voir notre discipline s’enfoncer dans le médiocre. Autour de l’association « XIII Unis » qui défend et plaide pour un renouveau de la discipline. Nous avons fait un tour de table, j’ai été alors sollicité pour être candidat à la présidence. Par amour de ce sport qui m’a aidé, construit, j’ai accepté. Nous avons des idées et un projet fédérateur.

À votre avis, quels sont les chantiers prioritaires ?

Il y a un constat, je me rends compte que deux disciplines marchent parfaitement bien ce sont les féminines et le XIII Fauteuil. Dans ce domaine, le travail de la Fédération est exemplaire. En revanche, on ne peut plus cautionner ce championnat inter-régional où plus de 50 % des matchs se jouent sur un périmètre de 170 kilomètres. Nous sommes las de ces derbys à répétition. Cette année, Carcassonne où j’exerce une fonction de dirigeant a rencontré cinq fois Lézignan. Le public n’y trouve plus son compte. En ce qui concerne le championnat, il faut obligatoirement passer à dix clubs et intégrer au plus vite les grandes villes. Des clubs comme Lyon et Montpellier qui sont en Élite 2, il faut les aider, les accompagner et surtout limiter les frais d’engagement qui sont trop élevés. Il faut à tout prix soulager les clubs de la pression économique fédérale. La Fédération ne peut pas continuer à se passer de fonds privés et à taxer les clubs. Pour l’heure, nous ne sommes pas séduisants. Notre équipe de France ne peut pas attirer les jeunes. C’est la performance qui attire la masse. Pour cela, nous devons nous inspirer du judo et du handball.

Vous souhaitez anticiper la date des élections fédérales. Vous souhaiteriez qu’elles aient lieu lors du congrès montpelliérain le 11 juin. Vous le confirmez ?

Je me déclare adversaire de Carlos Zalduendo, mais je suis en aucun cas son ennemi. Carlos Zalduendo a été légitimement élu il y a quatre ans. En revanche, je ne comprends pas pourquoi il souhaite que les élections aient lieu en novembre. Dans l’intérêt du mouvement, il faut mettre en place ces élections en juin. Si par hasard, nous venons à être élus, nous pouvons mettre notre programme en place. En novembre, il sera trop tard. Mais pour le moment, je ne suis pas élu. Ce sont les urnes qui décideront.

Ce projet de la Coupe des Provinces, vous pouvez l’expliquer ?

On ne peut plus fonctionner avec la Coupe et le championnat. Entre janvier et février, je propose de mettre en place un championnat des Provinces qui comprendrait une sélection de l’Aude, Provence, Midi-Pyrénées, Roussillon où le vainqueur de l’épreuve pourrait alors disputer la Cup anglaise. Pour les joueurs des clubs qui ne sont pas retenus au sein de ces sélections régionales, je propose de mettre en place un championnat à neuf de l’élite (le Nine). Une fois que ces deux compétitions sont passées, on peut enchaîner sur la Coupe et la phase du championnat. Il faut être novateurs afin d’être séduisants.

Didier Navarre
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