Une impression de déjà vu

  • Une impression de déjà vu
    Une impression de déjà vu
Publié le , mis à jour

Ce barrage s’annonce des plus difficiles et surtout sous tension.

Entre cette équipe de Massy, déjà deux fois montée, et deux fois reléguée depuis le Pro D2, et celle de Nevers, toujours favorite, mais deux fois recalée devant la porte du rugby professionnel, ce barrage « des Dindons », comme l’a qualifié l’entraîneur nivernais Jean Anturville, est une promesse de tension extrême. Un favori ? Depuis deux ans, Nevers semble toujours favori. Le président-mécène nivernais Régis Dumange attend son heure depuis longtemps maintenant. L’excellent parcours de sa formation devait lui ouvrir la porte en direct sur une demi-finale prometteuse, avec un retour confortable au Pré-Fleury. Mais un an après sa déception immense, et sa plus totale incrédulité, vécues la saison dernière devant la perte de sa première demi-finale promotionnelle, dans les arrêts de jeu contre Lille, la nouvelle farce que lui ont joué les Nordistes a provoqué cette iniquité sportive. Son équipe redirigée vers ce barrage en raison de leur dépôt de bilan, favorable à Vannes, la voilà qui doit se confronter sur un match sec et en terrain neutre, à sa bête noire. Les Massicois ne lui ont jamais trop réussi. Deux fois, les Franciliens avaient pris le dessus sur les Nivernais, il y a deux ans, quand ils luttaient ensemble pour le leadership de leur poule commune. Les Franciliens ont même récidivé avant l’ouverture championnat, en remportant à la fin de l’été une confrontation amicale de préparation. Tout cela ne signifie plus rien, à l’heure de s’éliminer directement, mais cette toile de fond rajoute de l’épaisseur à cette confrontation du « déjà-vu », qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Retour du capitaine Desassis

Dimanche dernier, comme un diable sortirait de sa boîte, l’excellente sortie des Massicois contre Tyrosse (57-3), pour ce qui fut sans doute leur match le plus complet de la saison, a nettement contrasté avec celle très moyenne de Nevers à Lombez-Samathan (9-16). Cette équipe francilienne qui traînait un peu ses baskets, qui digérait encore sa déroute subie à Angoulême

(32-13), est parvenue à doper son jeu d’un coup, en intégrant notamment dans ses rangs de la jeunesse locale. Les deux internationaux des moins de 20 ans, le pilier El Ansari et l’ailier N’Gandebe, y ont joué leur carte. El Ansari sera de nouveau sur la feuille de dimanche. Touché à une cheville, N’Gandebe regardera ça des tribunes. Le capitaine troisième ligne Christophe Desassis, le centre Sella, et le deuxième ligne Maréchal, feront leurs retours. Un brin de vent s’est levé qui soufflé dans la poupe de cette formation menée à l’ouverture par l’international italien Luciano Orquera. Les Nivernais devront jouer sans quelques-uns de leurs cadres. Ils ont perdu dimanche leur talonneur Jérémy Colombat (entorse du genou). Ils avaient déjà perdu leur centre argentin San-Martin contre Blagnac. Le deuxième ligne Carpentier est aussi très incertain. La profondeur de banc est grande, Jean Anturville comblera les absences. Le tout mélangé, l’injustice sportive à cette dernière semaine de préparation, offre un cadre dramaturgique délectable.

Guillaume Cyprien

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?