« Notre destin en mains pour la qualification »

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    « Notre destin en mains pour la qualification »
Publié le , mis à jour

Geoffrey Palis - Très bon à Grenoble, l’albigeois d’origine est un des hommes en forme d’un Castres Olympique redevenu un sérieux candidat aux phases finales.

Depuis votre succès à Grenoble, le Castres olympique a intégré les six premières places qualificatives. Y avez-vous toujours cru cette saison ?

Avec la défaite contre Clermont à domicile (17-28, le 20 février dernier, N.D.L.R.), tout le monde avait pris un coup derrière la tête. Il faut être honnête : à l’époque, l’objectif qualification était compromis et semblait très dur à atteindre. Mais dès la semaine d’après, l’équipe a montré son caractère et s’est très bien relancée en gagnant sur la pelouse du Racing 92. Depuis, l’équipe est sur une bonne dynamique et les résultats de nos concurrents directs nous ont été majoritairement favorables. Ça a bien tourné.

Votre première partie de saison a alterné le bon et le moins bon et l’on a bien cru que le CO allait connaître une saison de transition…

Avec l’arrivée d’un nouvel encadrement, il y a inévitablement eu une période d’adaptation pour que tout le monde trouve ses repères. À un moment, tout le monde a cru que c’était parti mais il y a peut-être eu un manque de rigueur et ça s’est enrayé. C’est pourquoi même si le groupe est en confiance et se connaît mieux, il faut se souvenir que rien n’est acquis. Nous ne sommes pas à l’abri d’une déconvenue.

Avec cette sixième place et un calendrier relativement favorable (réceptions de Pau, La Rochelle et Stade français ; déplacements à Oyonnax et Toulon), peut-on considérer que vous êtes en position de force ?

À partir du moment où nous sommes dans les six, nous avons notre destin en mains pour la qualification. Ça vient juste de changer. Car avant le match à Grenoble, nous ne l’avions pas forcément. Désormais, si l’équipe gagne tous ses matchs, elle sera automatiquement qualifiée.

Avez-vous un objectif de victoires défini : quatre succès semblent envisageables ?

Je pense que c’est ce qu’il faudrait, oui. À minima, il faut s’obliger à gagner tous nos matchs à domicile et prendre au moins un point à l’extérieur. Que ce soit à Oyonnax ou à Toulon, il va falloir s’accrocher.

Vous recevez ce samedi une équipe de Pau qui n’a plus rien à jouer. Quel est le piège à éviter ?

Il n’y en a pas un en particulier. Disons qu’il faut prendre garde à ne pas sous-estimer l’adversaire et à ne pas vouloir trop en faire. Si l’équipe est appliquée et réalise la même première période que lors du match à Grenoble, il y aura au moins les quatre points au final.

Quel bilan pouvez-vous tirer de vos prestations jusqu’à présent ?

Par rapport aux précédentes saisons, j’ai déjà eu la chance de jouer beaucoup de matchs. Les débuts ont été en dents de scie mais ça fait un bon moment que je suis bien et que je me sens bien physiquement. Je suis assez satisfait mais je ne veux surtout pas m’en contenter ou que ça s’arrête…

Qu’est-ce qui vous est demandé par l’encadrement ?

Christophe Urios est beaucoup sur la prise d’initiatives mais sans faire n’importe quoi. La principale consigne est de savoir trier les ballons : savoir lâcher les chevaux quand c’est nécessaire puis rassurer l’équipe si besoin quand il y a du danger. Le discours n’est ni restrictif ni excessif. Tu es responsabilisé et amené à faire les bons choix. Jouer juste, c’est le rôle d’un arrière.

Vous vivez votre troisième saison dans l’élite. Qu’est-ce qui a changé dans votre jeu ?

Ma philosophie est restée la même. C’est au niveau de la confiance que ça a évolué. Au début, ce n’était pas simple, en venant du Pro D2, de prendre des initiatives. Désormais, je me sens plus à même de tenter et d’oser. Depuis que je me suis fait opérer des adducteurs, je me sens mieux physiquement.

Après avoir été convoqué en équipe de France en janvier 2015, en avez-vous fait un objectif concret ?

Pour être honnête, j’ai du mal à me fixer des buts aussi précis. Je pense davantage à ce qu’il faut faire pour progresser. Je veux me donner tous les moyens de devenir meilleur. Comme ça, tu n’as rien à regretter à l’arrivée. Je veux continuer à progresser sur ce qui fait mes points forts : la précision au pied, le jeu dans la défense… Après, il y a toujours une part de chance.

Avez-vous dans un coin de la tête la tournée en Argentine pour laquelle les demi-finalistes du championnat ne seront pas retenus ?

Ça m’a traversé l’esprit, oui. Mais je reste concentré sur les matchs à venir. Je ne veux pas me tromper d’objectif. Et puis, le CO a encore des chances d’être demi-finalistes, donc…

Avez-vous eu des entretiens avec Jeff Dubois ou Guy Novès ? Si oui, que vous ont-ils dit sur ce qui vous reste à parcourir comme chemin pour être au niveau international…

Non, je n’ai eu aucun contact avec eux. Après, je n’ai ni la prétention de dire que j’ai les armes pour évoluer au niveau international ni la faiblesse de dire que je ne les ai pas. C’est tellement dur de juger ce que tu ne connais pas.

Vincent Bissonnet
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