« Difficile de bouleverser la hiérarchie »

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    « Difficile de bouleverser la hiérarchie »
Publié le , mis à jour

Montpellier reste sur une impressionnante série de dix victoires consécutives (huit en Top14) avant de se déplacer à La Rochelle. Mais les Héraultais vont faire tourner leur effectif samedi. Afin de préserver leurs titulaires très utilisés pour la finale de la Challenge Cup face aux Harlequins le vendredi 13 mai à Lyon. La chance est donc donnée aux revanchards de se relancer, à l’image de Julien Malzieu.

Ce déplacement à La Rochelle est-il pour vous une belle occasion de vous montrer ?

Pour ma part, ça fait un petit moment que je ne joue plus. Ça va être un retour aux affaires et l’occasion de se montrer pour la fin de saison. On voit qu’une grosse ossature de l’équipe a enchaîné les matchs depuis quelques semaines et qu’il va être probablement très compliqué de faire bouger les choses. Alors il va falloir sortir son épingle du jeu sur chaque apparition et essayer de prouver aux coachs qu’ils peuvent nous faire confiance. Qu’ils peuvent s’appuyer sur chacun d’entre nous pour la fin de la saison parce qu’une méforme ou une blessure peut vite arriver. Il faut que nous soyons tous prêts et que nous répondions présents quand on nous donne notre chance.

Ce défi s’annonce très difficile à relever…

Forcément. Quand l’équipe tourne bien comme c’est le cas actuellement et que ce sont quasiment toujours les mêmes joueurs qui évoluent ensemble chaque week-end, ils acquièrent des automatismes, des habitudes entre eux et ça paye. J’en veux pour preuve nos bons résultats actuels. Alors évidemment, ça va être difficile de bouleverser la hiérarchie. Nous en sommes conscients. Mais, pour l’avoir vécu plusieurs fois, je sais qu’il peut arriver énormément de choses dans une fin de saison et que rien n’est figé.

Personnellement, comment expliquez-vous votre baisse de temps de jeu après un bon début de saison ?

C’est simple : après la défaite à domicile contre Pau, je me suis déchiré les ischio-jambiers et je suis resté quatre semaines à l’infirmerie. Je suis revenu en jouant un match avec les Espoirs mais entre-temps, une équipe a été mise en place et a fait de très bonnes performances. Du coup, je suis resté au frigo… La blessure est arrivée au mauvais moment et m’a un peu coupée dans mon élan. C’est difficile de revenir aux affaires aujourd’hui.

Comment garder la constance de l’équipe titulaire avec une équipe remaniée samedi à La Rochelle ?

C’est ce qui s’était passé à Toulon : on s’était accroché durant une mi-temps puis on s’était écroulé. On manquait de rythme et d’automatismes… Quand la machine toulonnaise a été lancée, ça a été difficile de l’arrêter. J’espère que nous ferons la même première mi-temps samedi à La Rochelle, puis qu’on s’accrochera et qu’on restera au contact. Il va falloir éviter à tout prix de leur laisser trop d’avance. On sait qu’ils sont performants quand ils avancent : ils ont des avants très joueurs qui sont capables de jouer après contact et ils sont dangereux.

Selon vous, est-il logique de tourner avant une finale européenne ?

C’est une gestion compliquée. C’est bien de faire reposer les mecs mais d’un autre côté, ils risquent de manquer de rythme… Il y a le pour et le contre et je ne suis pas coach et je lui laisse volontiers ce problème à gérer !

Propos recueillis par Julien LOUIS

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