Grice reprend la main

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Quatre petites semaines après avoir subi une opération après une fracture de la main, le numéro huit du FCG Rory Grice reprend déjà du service. Preuve que les Isérois ne comptent pas finir la saison en roue libre...

C'était le 9 avril, un jour de quart de finale européen. Déjà privé de son tank Hendrick Roodt en deuxième ligne, le FCG laissait sur le carreau son numéro huit Rory Grice, et probablement ses derniers espoirs de se mêler à la lutte pour la qualification en championnat, tout comme de s'offrir une finale de Challenge Cup à Lyon. Car si les Grenoblois domptaient ce jour-là les Irlandais au bout du suspense (33-32), la main cassée de Grice constituait probablement l'épine de trop dans un pied déjà bien blessé par des épines en tout genre. Pour faire clair ? Dans un jeu axé sur la vitesse et le déplacement, le FCG a besoin en milieu de terrain de joueurs susceptibles de le faire avancer. Un rôle dans lequel le néo-zélandais excelle, lui ajoutant en outre une technique individuelle irréprochable lui permettant de faire jouer ses partenaires après contact. Autant dire qu'en perdant Grice, Grenoble avait perdu une bonne partie de ses chances pour la suite. La défaite subie à domicile contre Castres (28-33) la semaine suivante, synonyme de fin des rêves du FCG en championnat, constituait ainsi un premier signe... C'est d 'ailleurs pour cela que les Isérois ont été tout prêts de jouer le tout pour le tout face aux Harlequins, en demandant à leur numéro huit de se tester la semaine précédant la demi-finale, quinze petits jours après son opération. La coque de protection était prête. Mais pas les sensations, malheureusement... Car si Nigel Hunt avait réussi l'an dernier à faire fi d'une fracture de la main pour disputer les matchs du maintien face à Toulouse et à Lyon, c'était trois semaines après son opération. Déjà miraculeux. Alors en deux semaines, difficile de demander l'impossible à Grice...

 

« Nous ne prenons pas de risque »

 

Le turn-over géant opéré à Montpellier ayant depuis lors permis au FCG de faire souffler tous ses cadres, c'est donc de presque deux semaines supplémentaires de convalescence que Grice a bénéficié. Assez, cette fois-ci, pour prétendre à un retour sur les terrains que son staff s'est dépêché de lui offrir. Une preuve supplémentaire, si besoin était, que le FCG semble bien décidé à disputer à fond les dernières rencontres de Top 14, malgré des enjeux sportifs tous relatifs. « Rory est très important dans notre système, explique l'entraîneur Bernard Jackman. De par ses qualités bien sûr, mais surtout de par la confiance qu'il donne aux autres par sa seule présence. Notre but est de terminer dans le top 8, nous le répétons depuis le début de la saison. Ce n'est pas maintenant qu'il faut revenir sur ce que nous avons dit... D'ailleurs, nous ne prenons pas de risque avec Rory : c'est quelqu'un qui connaît parfaitement son corps. S'il dit qu'il se sent prêt, c'est qu'il l'est. Ce n'est pas quelqu'un qui triche sur un terrain. » Les Bordelais devraient d'ailleurs pouvoir le vérifier de visu...

Nicolas Zanardi
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