Toulouse : l’équation est si simple...

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    Toulouse : l’équation est si simple...
Publié le , mis à jour

Relancés et rassurés par leur succès majuscule face à Toulon, à Nice, les hommes d’Ugo Mola peuvent encore rêver d’un barrage à domicile. A la seule condition d’effectuer un sans-faute.

Forcément, une victoire sur le terrain du triple champion d’Europe en titre, voilà qui change les choses. Mais lesquelles exactement ? « ça change déjà le début de semaine, sourit Imanol Harinordoquy. On se retrouve avec le sourire le lundi et ça fait plaisir de travailler après un match comme ça. » Derrière ce succès face à Toulon, à Nice, qui a marqué les esprits. Et peut-être relancé totalement la fin de saison toulousaine. Même si, de l’intérieur, les acteurs assurent ne pas être étonnés de cette performance majuscule. « Je ne suis pas surpris, assure Jean-Baptiste Elissalde, l’entraîneur des trois-quarts. Je sais que notre équipe, avec les joueurs qui la composent, sa maturité et son expérience, connaît l’intensité qu’il faut mettre dans ce genre de match. Elle sait être au rendez-vous dans les grands stades, contre les grandes formations. » Ceci alors qu’elle s’apprête à recevoir, dimanche à Ernest-Wallon, la lanterne rouge agenaise. D’où un risque de décompression naturelle ? Elissalde est catégorique : « à manquer de respect aux gens, on le reprend en général par la gueule (sic). Je ne souhaite pas que cela nous arrive. » Surtout que le Stade toulousain n’a strictement aucun intérêt à lever le pied à quatre journées du terme de la phase régulière. La raison : si le club haut-garonnais a fait un pas vers la qualification pour les phases finales, il s’est aussi relancé dans la course au barrage à domicile.

Harinordoquy : « On n’a pas les moyens de calculer »

Certes, les hommes d’Ugo Mola, qui pointent à la cinquième place, possèdent encore six longueurs de retard sur le Racing 92 (quatrième) et Toulon (troisième). Un écart important qui pourrait néanmoins rapidement se réduire puisque l’équipe francilienne se déplacera à Brive ce samedi avec une composition fortement remaniée en vue de sa finale européenne. Et, si l’on regarde de près le calendrier plutôt abordable qui s’offre aux Stadistes (déplacements à Oyonnax et Grenoble qui n’ont plus grand-chose à espérer ou réception de Clermont qui pourrait avoir assuré une des deux premières places), ces derniers ont des chances de se retrouver à l’affût du moindre faux pas si eux font le plein de points… « Nous sommes dans la course aux six premiers, tempère Yoann Maestri. Mais ça va tellement vite dans une saison. L’objectif est d’aller le plus loin possible. Les deux premières places, ce sera dur, mais si on arrivait à accrocher un barrage à domicile, ce serait très positif. Heureusement qu’on a faim… Tout le monde a cet appétit-là et cela permet de rester sous pression jusqu’à la fin. » Ce que confirme Harinordoquy, lequel appelle à stopper tout compte d’apothicaire : « Je pense que le groupe a pris conscience qu’il nous restait peu de matchs et surtout du potentiel qu’il avait. On va se concentrer sur nous et on va commencer à croire en nous. Moi, je ne regarde pas les autres équipes. Pour l’instant, on a les cartes en mains et je ne veux pas faire de calculs, simplement entrer sur le terrain pour remporter chaque rencontre. Je sais qu’on n’a pas les moyens de faire de calculs. » Reste à savoir si lui et ses coéquipiers ont les moyens de s’offrir une apothéose.

Jérémy Fadat
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