« Ici c’est comme chez moi »

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Publié le , mis à jour

Andrés Courrèges est un ancien talonneur international argentin. De passage à Pau, il est venu participer à la manifestation d’anciens rugbymen à la foire de Saint Girons.

Qu’est-ce que vient faire un ancien talonneur des Pumas à la foire de Saint-Girons ?

J’ai une belle histoire avec la France, je me rappelle de la première fois que j’ai joué contre les Bleus, c’était en 75, à Buenos Aires. Après le match il y a Jacques Fouroux qui vient me voir et me fait, énervé : « tu plaques sans ballon » et je lui répond « c’est normal, tu vas trop vite » s’en suit une rigolade. Ensuite Fouroux me demande « Ça t’intéresserait pas de jouer à Grenoble ? Avec mon ancien entraîneur Jean Liénard » et je me suis retrouvé dans les Alpes. Avant le match c’était mon ennemi, après dans les vestiaires, c’est devenu mon ami.

Et vous retrouvez des anciens collègues ?

Dospidale et Ondarts sont des amis de 30 ans. Ici c’est comme chez moi.

Quel est votre constat aujourd’hui, du rugby actuel par rapport au vôtre il y a 20 ans ?

C’est différent. Le rugby aujourd’hui, c’est surtout une question l’argent, il n’y a plus autant d’amitié, ni d’amour du maillot. Avant, c’était des joueurs régionaux qui jouaient, qui avaient cet amour pour le club et aujourd’hui ils restent 3,4 ans et s’en vont.

Le rugbyman argentin d’il y a 20 ans est-il différent d’aujourd’hui ?

C’est tout le système qui est différent. Avant on avait des équipes régionales comme Pumas XV, on jouait contre les équipes du Canada, Chili, Uruguay etc... Aujourd’hui avec l’arrivée des Jaguares dans le Super Rugby, c’est un autre rythme. En fait le rugby argentin, c’est les règles françaises mais en plus rapides. Donc oui, le Puma est différent

Philippe Peronne

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