Labellisée Gers

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Publié le , mis à jour

Les Gersoises ont une revanche à prendre sur une saison en demi-teinte. Avec un nouveau leadership.

Le rugby féminin auscitain va perdre son emblématique capitaine. Militaire, mutée à La Réunion, Lisa Pointu va quitter le FCAGF. De nouvelles leaders vont devoir sortir du rang et l’une des gersoises, l’attaquante Julie Claverie, a indéniablement le profil pour reprendre le flambeau. L’entraîneur Thierry Labric n’en doute pas : « Elle a tellement de capacités, elle a dépanné partout à l’arrière, qu’elle aura un rôle important à jouer dans l’avenir de l’équipe. » Julie est flattée mais elle ne perd pas le sens des réalités : « Suis-je capable d’être la capitaine ? D’autres le méritent autant que moi. J’ai déjà un rôle à jouer du fait de mon âge et de mon expérience, mais le plus important c’est de recruter pour avoir une équipe viable. Que l’on puisse s’amuser sans batailler. Je crois en l’avenir de cette équipe, nous avons des qualités, un staff qui a la volonté de développer le rugby féminin, et un vrai projet porté par une forte motivation générale. Au sein du FCA nous avons évolué, nous sommes appréciées et respectées. »

Une équipe du département

Le FC Auch Gers Féminin voudra effacer une saison dont le bilan est mitigé. Il y a des explications à la déception de ne pas avoir atteint l’objectif de la qualification. Et notamment le fait relevé par Thierry Labric que : « la perte précoce de joueuses clés n’a pas permis à l’équipe de mettre son système en place. » Demain sera un autre jour car certaines leçons ont été retenues. « Il y avait plusieurs niveaux chez les filles, fait remarquer Labric, et pour pallier à cette hétérogénéité nous allons étoffer le staff et mettre en place des éducateurs par niveau afin de pouvoir faire progresser tout le monde. » Patience et investissement seront nécessaires pour que se réalise le souhait du coach de voir les filles du département avoir envie de venir au FécéA. Ce qui n’est pas encore le cas. Et Thierry Labric de pousser son raisonnement : « J’ai été joueur du club et j’ai connu notre équipe qui était une sélection du Gers. Et personne ne venait gagner au Moulias. Ce phénomène peut exister chez les filles. » Et Julie sera volontiers la garante de cet état d’esprit.

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