Leurs cœurs balancent

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Champion du Lyonnais fin avril, vainqueur du circuit à VII la saison dernière, le club tente de faire le grand écart entre la participation aux championnats de France et un groupe de joueurs férus de VII.

Par Sébastien FIATTE

Il y a un an, en marge du Sevens, organisé à Lyon de 2011 à 2016, le comité du Lyonnais créait un Seven Tour, ouvert aux clubs de Fédérale et de Séries. Et certains y ont pris goût. Victorieux au Matmut Stadium, contre Genas-Pusignan, Trévoux-Chatillon remporta le premier trophée l’année dernière, dans la catégorie Séries. Le 30 avril dernier, lors de la première étape de l’édition 2016, disputé à Ternay, elle confirmait son titre en remportant la première des quatre manches (à Viriat samedi dernier, La Verpillière le 21 mai et Villeurbanne le 11 juin). « La saison dernière, on s’était lancé sans trop connaître, explique Jean-Baptiste Morel, troisième ligne à XV et capitaine de l’équipe VII. Au premier tournoi, nous y sommes allés la fleur au fusil. Nous étions seulement neuf… »

Lui connaissait déjà pour avoir été initié à la pratique à Bucarest, pendant ses études. Certains ont appris sur le tas, mais tous ont kiffé cette nouvelle pratique, encadré par René Ferrari, entraîneur de l’équipe réserve, venu donner un coup de main. « Nos trois-quarts sont assez joueurs, explique-t-il. Nous n’avons pas un jeu axé devant. Nos trois-quarts aiment avoir la balle, ils sont jeunes dynamiques. Chaque année, ils veulent s’inscrire, ça leur fait plaisir. »

Diffcile articulation...

Cette année, toutefois, la réussite du club a compliqué la situation. Champion du Lyonnais Première Série, après avoir terminé quatrième du championnat, Trévoux-Chatillon espère aller loin en championnat de France dont il disputait hier les trente-deuxièmes de finale. Samedi dernier, il n’a pu aligner son équipe type à Viriat pour la deuxième manche du circuit régional du Seven. « Ils sont accrocs au VII, ils tenaient à le refaire, explique l’entraîneur, Fabrice Lacharme, arrivé de Belleville à l’intersaison. Mais la priorité reste quand même au championnat. »

Et là se pose la difficile équation concernant l’articulation de deux pratiques différentes. Si le club peut s’enorgueillir de deux trophées en deux ans à VII et à XV, les télescopages des calendriers et les différences de pratique ont créé quelques difficultés. « Je jouais devant, deuxième ligne, et je ne cache pas que je ne suis pas un fervent supporter du VII, reconnaît le président, Mickaël Nuzillat. Je ne suis pas contre et je comprends que les joueurs veulent défendre leur titre mais je n’en fais pas ma priorité au niveau du club. Et c’est dommage, tout tombe en même temps. »

Du côté des joueurs, férus de courses échevelés, il y a encore l’espoir de participer aux deux dernières étapes, avec comme objectif de conserver le titre et de participer aux phases finales du championnat de France à Albi au mois de juin. « Les objectifs du club atteints, nous aurions aimé pouvoir nous libérer pour jouer à VII, regrette Jean-Baptiste Morel. C’est un peu frustrant. On voyait ça comme une récompense. À VII, l’esprit est différent du XV. Il y a moins de pression, c’est un challenge fixé entre les copains. » Il reste à trouver des solutions à l’avenir pour permettre à tous d’y trouver son compte.

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