Les Harlequins, bourreaux des français

  • Les Harlequins, bourreaux des français
    Les Harlequins, bourreaux des français
Publié le , mis à jour

Vendredi soir à Lyon, Montpellier affronte les Harlequins en finale du Challenge Cup. Les Anglais sont les plus titrés dans cette compétition. Mieux encore, ils ont remporté l'intégralité de leurs finales, toutes face à des clubs français. Petit retour historique.

27 Mai 2001 Harlequins-Narbonne 42-33 (a.p.)

 

Au Madjeski Stadium (Reading), Narbonne a pleuré. Il y avait tout dans ce match, des émotions, du spectacle, du courage, de l’engagement et des retournements de situations. Cette finale du Bouclier Européen restera sans doutes la plus belle de l’histoire. Résultat, 110 minutes de bonheur, des Narbonnais malheureux, mais héroïques. Le rêve prendra fin sur un drop de l’ouvreur Paul Burke à la 108e minute. Avec 27 points au compteur, cet ouvreur aura été l’un des grands artisans de la victoire des Quins. Son homologue pendant le match, Gonzalo Quesada, n’aura mit « que » 18 points. Tout au long de la rencontre, ils rivaliseront sur le plan du jeu avec les Harlequins. Le premier vrai tournant de la rencontre est apparu à l’heure de jeu, quand Grégory Sudre, le demi de mêlée narbonnais reçut un carton alors que son équipe menait au score 23-19. Durant cette période, c’est l’inévitable Paul Burke qui aggravera la marque. A la fin du temps réglementaire 26-26, les Languedociens n’abandonneront jamais même à 36-26. Mais voilà faute de ressources physiques suffisantes, ils ne pourront finalement pas empêcher Burke de les crucifier. Et aux Harlequins de danser.

 

 

 

 

 

22 Mai 2004 Montferrand – Harlequins 26-27

 

Au Madjeski Stadium (Cardiff), Clermont a craqué. Deuxième scénario cruel pour un club français face aux Harlequins. Sur ce match on évoque d’ailleurs plus la défaite montferrandaise que la victoire des Harlequins. Dans les dernières secondes du match, Six points d’avance pour Clermont (à l’époque Montferrand), le ballon monopolisé, à 80 mètres de leur ligne d’en-but. Et tout qui bascule : Clermont se met à la faute, sous les yeux de l’arbitre, et le carton rouge qui envoie Raphael Chanal aux vestiaires fait tourner la rencontre. La pénaltouche est prise par les Harlequins. Un, deux et trois temps de jeu, puis le décalage de Will Greenwood, et un retour intérieur de George Harder. A la conclusion, un essai entre les poteaux de Simon Keogh et une transformation de la gagne d’Andy Dunne. Clermont ne gagnait pas de finale à l’époque, non plus.

 

 

20 Mai 2011 Harlequins – Stade Français 19-18

 

 

Au Millenium Stadium (Cardiff), le Stade français a cédé. Voir Cardiff et mourir, c’est ce qui était titré dans la presse nationale le lendemain. Les franciliens, ont comme à leur habitude cette saison-là, craqué en fin de match. Cette fois-ci, c’est dans le money time qu’ils ont perdu leur finale. L’arbitrage a beaucoup été tancé par Michael Cheika, les deux dernières mêlées dominées outrageusement par le Stade français en fin de match, n’ont pas été pénalisées par l’arbitre George Clancy. Mais si les Parisiens avaient été plus réalistes, ils n’auraient pas eu besoin de la clémence de Clancy pour gagner la rencontre. Le seul essai du match pour les Harlequins a été le bon. A la 78e, Camacho vient crucifier les joueurs de Michael Cheika en aplatissant dans l’en-but et il ne restait plus à Nick Evans qu'à transformer l’essai et permettre aux Quins de passer devant 19-18. C’est encore Paris qui a perdu et non les Anglais qui ont gagné au Millenium Stadium de Cardiff.

 

 

 

 

 

Par Philippe Peronne

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?