Leader d’en bas

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Les Tarnaises, minées par les soucis d’effectif, ont assuré l’essentiel dans cette poule d’Elite 2 très relevée. Elles se maintiennent.

A l’heure où les cadors de la division se disputent une place en finale d’Armelle-Auclair, le moment est venu pour les équipes du ventre mou de dresser le bilan de la saison. Du côté de Gaillac, le bilan est forcément en demi-teinte. Certes, l’objectif initial (à savoir le maintien) a été très vite assuré. Nérac, en déclarant forfait deux fois très tôt dans la saison et en se retrouvant avec un total de point négatif, a grandement facilité la tâche des Gaillacoises qui n’avait alors plus qu’une équipe à distancer pour être assurées de rester en deuxième division.

En prenant le meilleur sur Castres et La Rochelle, les Lionnes ont tenu leur rang. Sans jamais parvenir à combler le gouffre les séparant des équipes du haut de tableau, bardées d’internationales et disposant de moyens sans commune mesure avec ceux des Tarnaises.

Déficit d’attraction

Quid de l’avenir des équipes telles que Gaillac dans cette deuxième division Armelle-Auclair ? À l’instar de la Fédérale 1 chez les hommes, ce championnat offre une compétition à deux vitesses où il est bien difficile de se situer. Derrière les cadors, les « petits » se disputent les miettes. On sait peu ou prou, dès la publication de la poule qui sera qualifié et qui sera relégué.

À ces considérations s’ajoutent les problèmes d’effectifs rencontrés par les équipes de plus petit calibre. Les Gaillacoises arrivent clairement en fin de cycle. Les joueuses emblématiques, là depuis l’aube du rugby féminin à Gaillac, arrivent à trente ans (parfois quarante !) et glissent doucement vers la retraite. Las, la relève n’assure pas. La qualité est bien présente (les cadettes gaillacoises sont de sacrées joueuses de rugby !) mais le nombre fait défaut. Gaillac se trouve confronté à un « trou » générationnel. Dans le même temps, il est bien compliqué d’attirer des joueuses aguerries. La structure féminine gaillacoise n’a que peu de moyen et ne dispose pas de la puissance d’attraction des grosses écuries voisines, telles que le CO ou le Stade toulousain, dont le seul nom suffit à ramener des joueuses. Cette saison déjà, d’anciennes joueuses qui avaient prévu de mettre un terme à leurs carrières ont dû être rappelées par le staff à la dernière minute pour palier un cruel manque d’effectif. Les solutions de secours ne sont pas éternelles et les Gaillacoises (comme les autres équipes de bas de tableau d’Armelle-Auclair) devront trouver des solutions pérennes pour exister dans cette division toujours plus relevée.

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