48 ans après

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Elite 1 La finale 2016 opposera comme en 1968 Limoux à Carcassonne. à Foix, Limouxins et Carcassonnais ont évité le piège lézignanais et catalan.

Samedi après-midi dans les tribunes fuxéennes, du parc des sports Jean-Noël-Fondère, des supporters limouxins et carcassonnais aux tempes poivre et sel ont pris un sacré coup de jeune. Leurs favoris tenteront d’accrocher le titre le 21 mai prochain dans le Parc des Sports d’Albi. Mais surtout, la précédente opposition entre ces deux formations remonte à l’année 1968 soit quarante-huit années en arrière. Une finale qui avait sacré les Limouxins 13 à 12 après prolongations dans l’enceinte du Stadium de Toulouse. Plus près de nous à Foix, ces derniers n’ont pas volé leur quatrième participation à une finale du trophée Max-Rousié.

Fragilisés physiquement et psychologiquement après leur défaite en finale de la Coupe de France face à la réserve des Dragons, les Limouxins ont trouvé les ressources pour venir à bout d’une formation lézignanaise certes bien en place, parfaitement organisée, mais qui a en seconde période été dans l’incapacité de bonifier ses temps forts. En toute fin de rencontre alors que les Lézignanais couraient après le score (22-18), ils se sont cassé les dents sur un énorme bloc défensif limouxin. « Nous ne sommes pas une équipe, mais une famille, confiait au terme du débat le capitaine Mickael Murcia. En fin de match, il fallait une sacrée dose de solidarité et un certain goût du sacrifice pour préserver le résultat. Après notre défaite en finale de la Coupe, on s’était juré de remporter cette demi-finale. Maintenant, nous y sommes, mais il ne s’agit pas de la jouer, il faut la gagner. Notre génération doit marquer l’histoire comme celle de 1968. »

Le premier drop de Clément Soubeyras

Le 21 mai à Albi, Carcassonne jouera la vingt-troisième finale de son histoire et va tenter de décrocher un douzième trophée dont le premier a séjourné dans la célèbre cité en 1945. Pour valider sa place à Albi, l’équipe de Christophe Moly a donné quelques sueurs froides à ses inconditionnels supporters en les obligeant à vivre une prolongation. Et pourtant à cinq minutes du terme, l’ASC menait (16-4). Seulement, sa défense n’a pu endiguer les élans offensifs catalans.

Deux réalisations successives de l’ailier Sigismeau et l’ouvreur Robin ont annulé le confortable capital audois (16-16). La décision s’est alors faite dans la prolongation et au point en or (qui offre le gain du match à l’équipe qui marque la première).

Ce fameux point en or, il a fait le bonheur de Carcassonne qui grâce à un drop de son arrière Clément Soubeyras a ouvert la porte de la finale. D’habitude, l’arrière audois est animé par le démon de l’offensive et n’est pas du tout un adepte du jeu au pied. « C’est le premier drop de ma carrière, déclare-t-il. Je n’ai pas l’habitude de buter, je n’ai pas non plus la qualité pour. Nous avions disputé toutes nos chaînes de tenu. Je n’avais qu’une solution celui de tenter le drop. À Hauteur des vingt mètres, je l’ai tenté et il est passé. J’ai peut-être eu de la chance, mais cela fait partie du jeu. »

Quarante-huit ans après, l’ASC retrouvera Limoux en finale grâce à ce drop miraculeux de Clément Soubeyras.

Didier Navarre
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