Boudjellal, ses meilleures déclas

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    Boudjellal, ses meilleures déclas
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Au delà des titres remportés avec Toulon, Mourad Boudjellal se distingue aussi pour son franc-parler. Retour sur ses meilleures déclarations.

Le contexte de ses déclas :

 

Mai 2006 :

 

« Je suis un homme de défis. Pas question de passer deux ans au purgatoire ; Toulon, Mayol et ses supporters méritent le Top 14. »

Mourad Boudjellal vient d'arriver et il annonce déjà la couleur. A l’époque, le Toulonnais reprend, avec Stéphane Lelièvre, un club qui descend en Pro D2. Mais ce nouveau venu dans le monde du rugby rêve déjà de sommets et de titre. La suite lui donnera raison.

 

Juin 2006

« J'ai déjà remporté le Bouclier de Brennus avec le RCT. C'était... sur ma Playstation 2. Comme j'ai des grands projets pour ce club je ne compte pas m’arrêter sur ce seul titre de champion de France de console »

En poste depuis seulement un mois, Mourad Boudjellal réalise déjà son premier gros coup. Tana Umaga est annoncé sur la Rade à l'été 2006. La première étoile d'une constellation construite par le président en dix ans. Les objectifs sont clairs : non seulement remonter en Top 14 mais gagner le Brennus. Il faudra toutefois à Boudjellal huit ans pour enfin remporter ce trophée, le vrai.

 

Mai 2009

"Il y a deux personnes qui dépassent le cadre du rugby : la première c'est Jonah Lomu, la seconde c'est Jonny Wilkinson. Et Jonny Wilkinson, le voila !"

Trois ans plus tard, Mourad Boudjellal tente un nouveau pari. Peut-être le plus beau de tous. Annoncé en perte de vitesse et fragilisé par de nombreuses blessures, Jonny Wilkinson va rapidement devenir le mettre à jouer des Rouge et Noir. Avec l'Anglais, le RCT rentre dans une nouvelle dimension.

 

Novembre 2011

« Maintenant monsieur Cardona, alias Bioman, est capable de savoir, même après ralenti que la main de Giteau était intentionnelle. C'est un super-héros ! La prochaine fois qu'il arbitre, il faut qu'il mette des collants rouges et une cape bleue ! Il faut également que son véritable père lui avoue être Stan Lee. »

Les arbitres sont régulièrement visés par des saillies médiatiques de Mourad Boudjellal. Mais il faut dire que Laurent Cardona est une cible privilégiée du président. Une rancœur qui date de ce match de novembre 2011 où l'homme au sifflet avait pris une décision qui avait coûté le match aux Varois. C'est non sans humour que Boudjellal a réagit après le match.

 

Janvier 2012

"J'ai connu ma première sodomie arbitrale contre Clermont lors de la demi-finale 2010, je viens de connaître la deuxième ce soir"

L'une de ses phrases les plus mémorables. Après une défaite face à Clermont au Stade Marcel-Michelin, le président se lâche et parle d' « une sodomie arbitrale ». Un groupe nominal qui lui vaudra 130 jours de suspension.

 

Janvier 2012

"Oui, le rugby français est raciste. Il est à l'image de la France franchouillarde et conservatrice."

Ce mois de janvier était décidément chargé pour le Varois. Peu avant de comparaître devant la commission de discipline de la Ligue national de rugby, Boudjellal s'est permis de faire ce constat. Très bavard sur le rugby, le président n'hésite pas non plus à donner son avis sur des sujets diverses telle que la politique.

 

Mai 2013

« J'en ai plus rien à cirer du Top 14. Les Toulousains peuvent bien venir en claquettes, je m'en fous. Je ne sais même pas si j'irai à Nantes, les joueurs feront ce qu'ils voudront. »

Enfin ! Toulon vient de remporter le premier titre de l'ère Boudjellal. Le RCT a disposé de Clermont en finale de la Champions Cup (ex H-Cup). Mais les pensionnaires de Mayol n'ont pas le temps de célébrer puisqu'ils ont une demi-finale de Top 14 à jouer contre Toulouse à Nantes. Un match qui, apparemment, revêt que très peu d'importance pour Mourad Boudjellal. Il veut fêter sa première victoire. Les Toulonnais s'imposeront tout de même face au Stade toulousain avant de finalement s'incliner contre Castres en finale.

 

Mai 2014

« Je suis venu dans ce club pour changer son destin, et aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir réussi, il est champion de France, il est champion d'Europe. Je suis Toulonnais, je l'ai fait pour ma ville, je m'étais juré, quand ça n'allait pas bien, de ramener le Brennus à Mayol ».

2014 restera certainement comme l'apothéose pour le patron du RCT. Une année de doublé. D'abord, en Champions Cup où Toulon conserve son titre puis dans l'hexagone avec un Brennus décroché aux dépens de Castres. Deux couronnes pour Mourad Boudjellal qui n'aurait pas pu rêver mieux pour la dernière saison de SON Jonny Wilkinson.

 

Septembre 2014

« J'ai peur pour la santé morale de Jacky Lorenzetti si le RCT devait enregistrer encore des résultats positifs en fin de saison. En fait, il n'acceptera jamais d'avoir investi 60 millions d'euros dans son club sans avoir décroché le moindre résultat".

Difficile de parler de Mourad Boudjellal et ses déclarations sans parler de Jacky Lorenzetti. Les deux hommes sont des bêtes médiatiques et adorent s'en prendre l'un à l'autre par médias interposés. Une rivalité qui dure depuis 10 ans puisque Lorenzetti est devenu président du Racing en même temps que Boudjellal.

 

Juin 2015

"L'an prochain, je signe pour encore cinq ans, après j'arrête."

Au vu du palmarès, le présidence de Mourad Boudjellal au RCT est un franc succès. Pour autant, le Varois pense déjà à la suite. Son objectif ? 15 ans de présidence avant de quitter le navire amarré sur la Rade toulonnaise. D'ici là il aura peut-être le temps d'ajouter un ou deux trophées dans son armoire.   

 

Par Lucas Vola

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