Des Bleus au plus que parfait

  • Des Bleus au plus que parfait
    Des Bleus au plus que parfait
Publié le , mis à jour

En battant l’Argentine lors de la troisième rencontre de la poule D, l’équipe de France à VII a réalisé un sans-faute lors des deux premières journées du HSBC World Rugby Seven Series de Paris. Trois matchs, trois victoires pour le plus grand bonheur des spectateurs du stade Jean-Bouin, désormais acquis à la cause du 7. Les Bleus affronteront dimanche le Kenya en quart de finale de la Cup. Tous les espoirs sont permis.

Pari gagné. Déjà vainqueur du Canada et des Etats-Unis, l’équipe de France à VII n’a pas tremblé à l’instant d’affronter l’Argentine, véritable bête noire des joueurs de Frédéric Pomarel, pour la finale de la poule D. A l’instant de pénétrer sur la pelouse, une magnifique Marseillaise était entonnée par le public de Jean-Bouin. Le soleil, jusque-là très discret, faisait même son apparition quelques minutes avant le coup d’envoi de la rencontre comme pour mieux sublimer la performance tricolore. Des conditions quasi-idéales pour une journée sans faute. Bingo. D’emblée, Virimi Vakatawa, auteur d’un raffut monstrueux sur le dernier défenseur argentin, repoussé comme un vulgaire fétu de paille, inscrivait le premier essai de la partie. En bon capitaine, Bourahoua doublait la mise juste avant la mi-temps. Une véritable démonstration de force et de justesse face à des Pumas dépassés par le rythme imposé. « Une équipe qui joue à domicile est toujours portée par son public, expliquait après la rencontre l’entraîneur des Pumas Santiago Gomez-Cora. Mais là, les Français ont joué un très beau rugby. »

 

Dès le début de la seconde période, Stephen Parez et Pierre-Gilles Lakafia ajoutaient chacun un essai et portaient le score à 26-0. Incroyable, mais vrai. A croire que l’ambiance survoltée d’un stade Jean-Bouin, tout acquis à la cause tricolore, offrait un supplément d’âme à cette équipe de France. « C'est énorme, s’enthousiasmait le jeune Sacha Valleau. On se sent transcendé, on fait de bons matches. Le stade est vraiment super. Contre les Argentins (26-14), sans le public, cela aurait été différent. Il faut les remercier. » « Pour le moment, nous sommes satisfait de notre tournoi, mis à part les trois dernières minutes face à l'Argentine, temporisait l’entraîneur Frédéric Pomarel. On s'est relâché, mais c'est bien, ça permet de remettre une petite tape sur les fesses de tout le monde afin que demain on soit dans la continuité de ce qu'on a montré aujourd'hui. » Effectivement, en fin de rencontre, l’Argentine inscrivaient deux essais pour quatorze points, rappelant que le rugby à VII ne tolérait pas l’inconstance. Qu’importe. Avec ce troisième succès, l’équipe de France réalisait une performance rarement aperçue jusqu’ici. Depuis le début de la saison, les Bleus du VII n’avaient réussi qu’une seule fois à remporter leur trois matchs de poule. C’était il y a un mois à Singapour. Malheureusement, ils avaient alors chuté en quarts de finale de la Cup face au Kenya, futur vainqueur du Tournoi.

 

Le Kenya, justement, parlons-en. Dimanche à 11h57, les Bleus retrouveront cette équipe pour une rencontre sur un air de retrouvaille. « On a une revanche à prendre, ça ne va pas être facile, soulignait encore Sacha Valleau. Ils sont capables d'accrocher les meilleurs. On l'a vu face à la Nouvelle-Zélande (défaite 17-19). Il faudra mettre de l'agressivité sans faire de faute. On est à la maison, je crois en nous. Avec le public, ça peut le faire. On veut aller au bout pour le public et pour nous. » « On sera vainqueur ou vaincu, mais je veux que les garçons mettent le même engagement, le même sérieux, la même application afin de faire un match intense et plein face au Kenya, reprenait Frédéric Pomarel Dans la tête des garçons, ce sera sans doute une revanche. J'espère surtout qu'on aura la concentration et l'agressivité nécessaires, c'est ce qui nous avait manqué contre eux à Singapour. » La rencontre était alors terminée depuis une vingtaine de minutes , mais déjà le manager Jean-Claude Skrela battait le rappel de ses troupes. « Si on veut gagner une médaille à Rio, cela ne suffit pas de faire deux premières bonnes journées, souriait alors le patron des « septistes ». On se doit de bien préparer la dernière journée et ne pas se laisser emporter par l’enthousiasme de l’environnement. » Et ce dernier de conclure dans un ultime clin d’oeil. « Mais évidemment, c’est hyper positif. Tant sur le plan sportif que populaire, ces deux premières journées sont un succès. » A confirmer dès dimanche.

Arnaud Beurdeley
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?