Le pied-de-nez ariégeois

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    Le pied-de-nez ariégeois
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Laroque-Bélesta - Honneur : Les ariégeois ont réalisé un énorme exploit en venant à bout de Saint-Sulpice-sur-Tarn. Les voilà champions des Pyrénées.

Sensation au terme du championnat Honneur des Pyrénées ! Les Ariégeois de l’entente Laroque-Bélesta se sont imposés au bout du bout d’un match complètement fou pour remporter un titre cher à leur cœur. Pourtant pas vraiment favoris face à l’armada saint-sulpicienne (sans Weepu, toutefois), les Ariégeois ont su trouver des ressources insoupçonnées pour renverser des Tarnais peut-être trop sûrs d’eux.

Les « hommes de la montagne » ont parfaitement construit leur match au contraire des Saint-Sulpiciens qui ont craqué sous le poids de la pression. Tombeurs de grosses écuries plus tôt dans la saison, les hommes de Stéphane Sanchez ont très bien su jouer avec l’appui du vent pour enfin vaincre ses démons. On se souvient en effet que les Ariégeois avaient perdu de peu, deux fois, ces dernières années, à ce stade de la compétition. Stéphane Sanchez n’en disait pas moins au moment de débriefer la rencontre : « Cette victoire est un aboutissement et prouve que l’Ariège existe bel et bien sur la carte du rugby hexagonal ! Contre le vent, nous voulions surtout limiter les dégâts afin de ne pas avoir trop de points à rattraper quand les éléments nous seraient favorables. » Et ses joueurs ont parfaitement appliqué les consignes, infligeant un cinglant 23 à 0 aux Tarnais en deuxième période. Vraiment du bel ouvrage, conclut à la perfection par un ultime drop-goal à la 80e minute de l’intenable ouvreur Pichéric, auteur de 16 points et d’un 100 pourcent sur ce match. Cette bande de copains de l’Ariège a montré toute l’étendue de son talent et la force de son état d’esprit.

Saint-Sulpice, un goût d’inachevé

Ce devait être la saison de tous les records pour Saint-Sulpice, il n’en sera finalement rien. Les Tarnais ont échoué dans leurs deux principaux objectifs de la saison, eux qui, outre cette finale perdue, ont aussi été éliminés en trente-deuxième de finale du championnat de France par Villeneuve-de-Marsan. L’effet « Piri Weepu », tant attendu, n’est jamais venu, le champion du monde néo-zélandais n’ayant pu être aligné par son nouveau club à cause de soucis administratifs jamais vraiment réglés.

Reste le rêve, pour les joueurs, d’avoir pu s’entraîner avec celui qui restera comme l’un des meilleurs demis de mêlée de l’histoire de ce jeu. Dommage qu’il n’ait pas pu éclabousser quelques matchs de sa classe internationale. Dommage mais finalement équitable. Laroque-Bélesta a mérité son titre.

David Bourniquel

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