Perthus : « On a la hargne »

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    Perthus : « On a la hargne »
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Alexandra Perthus, vice-capitaine de Lille (top 8), affirme l’envie des Lilloises de détrôner les montpelliéraines en finale du Top 8.

Comme la saison dernière, vous allez retrouver les Montpelliéraines en finale pour tenter de remporter votre premier bouclier. Combien de fois les avez-vous battues depuis que vous jouez en Top 8 ?

Une seule fois, la saison dernière, en une vingtaine de confrontations. C’est peu, mais du coup, on sait l’effort qu’il nous faudra produire. Et je pense que nous avons de meilleurs arguments que la saison dernière.

Lesquels ?

Notre jeu a progressé. Nous avons reçu les renforts de nouvelles joueuses. Et nous bénéficions de l’apport d’un préparateur physique depuis le début de l’année. Ça change la donne.

Ce qui ne vous a pas empêché de passer près d’une élimination en demi-finale contre Blagnac-Saint-Orens…

Je crois que pendant quelques temps, il nous a manqué la peur de perdre pour nous transcender. Et du coup, on perdait. Nous avons produit la semaine dernière un match qui a montré que nous pouvions retrouver notre niveau quand nous étions acculées. J’étais persuadée que nous pouvions le faire. Nous sommes parvenues à puiser une grosse énergie au fond de nous mêmes pour imposer un gros rythme à la partie et renverser une situation défavorable. La recette sera la même contre Montpellier. On aura peur de perdre, c’est évident. On voudra défendre notre peau.

Les résultats ne parlent vraiment pas en faveur de votre réussite…

Ça on peut le dire. La dynamique des Montpelliéraines est formidable. Elles ont déroulé en demi-finale. Leurs internationales sont dans la continuité du tournoi. Elles tiennent la baraque. Nous, on est plutôt les anciennes internationales. C’est un peu un match entre les actuelles et celles qui veulent revenir. Alors on a la hargne.

Êtes-vous animée de l’envie de mettre un terme à leur suprématie ?

Il faut bien y mettre un terme un jour, non ? On dit jamais 2 sans 3. Bon, elles en ont 3 maintenant des titres. Ça c’est fait. Il faut passer à autre chose. Même pour elles, ce serait bien qu’on gagne. Il faut qu’elles perdent un peu pour se remettre en question et progresser encore. Et puis on a une botte secrète pour les battre.

Laquelle ?

On pense toutes à Alice (la pilier Alice Dallery, qui s’était gravement blessée à la colonne vertébrale en début de saison, N.D.L.R.). On l’a vue se battre comme une folle et beaucoup de courage. Elle est une belle source d’inspiration. On veut toutes lui rapporter le bouclier.

Propos recueillis par G. C

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