Boussès : « Je ne suis pas là pour tout révolutionner »

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    Boussès : « Je ne suis pas là pour tout révolutionner »
Publié le , mis à jour

A Oyonnax depuis 2013, Guillaume Boussès a mis récemment fin à sa carrière professionnelle. Pour cause, il a même décidé de quitter la France pour le club suisse de Servette. Il nous explique comment cette initiative a été prise et la suite qu’il envisage pour ce club.  

Comment s’est décidé votre départ dans le club amateur de Servette ?

 

Guillaume Boussès : "Etant donné que je suis en troisième année d’études de management à l’école de Grenoble, je m’étais renseigné pour parfaire mon avenir, non pas rugbystique mais plutôt professionnel. Je voulais avoir des informations sur les entreprises autour de mon périmètre. Je connaissais déjà celle d’Oyonnax, je m’étais renseigné sur celle d’Annecy, et il me manquait donc Genève. J’ai donc rencontré le président Marc Bouchet du Servette Genève. Ma première question était de savoir comment ça se passait économiquement et qu’elle était ainsi ma possibilité en tant que rugbyman à intégrer une entreprise comme celle-ci. J’étais pessimiste au départ, car je pense que les joueurs de rugby ne sont pas forcément bien vus lors de leur reconversion".

 

Concrètement, le projet rugbystique dans ce club vous a séduis ?

 

GB : "Il faut savoir qu’initialement il n’y avait pas de projet concret pour le club de Servette. Et puis progressivement on a échangé sur notre vision de jeu avec Marc Bouchet. Au début, j’y allais réellement pour parler économie d’entreprise et forcément quand on est du rugby, on parle facilement de ce sport. Au fil des discussions, j’ai donc exprimé mon sentiment sur ce sport. A savoir que j’aimais ce sport même si j’étais un peu déçu de ce qu’il devenait, et que je n’étais pas à même de le délaisser totalement."

 

Que pensez-vous apporter à cette équipe ?

 

GB : "J’espère apporter un peu de mon expérience que ce soit aux équipes jeunes, voire plus. Mais je ne suis pas là pour révolutionner le club, apporter mon savoir-faire est un bien grand mot. Je veux juste apporter tout ce que je peux à un club qui essaie de se construire."

 

Replonger dans le monde amateur ne vous fais pas peur ?

 

GB : "Non pas forcément. Maintenant je suis en train d’essuyer de nombreuses critiques notamment sur les réseaux sociaux concernant l’argent. Certains pensent que ce club est une mine d’or. Personnellement, je tiens à dire que je n’ai pas de contrat avec le Servette, je me suis engagé avec eux pour être juste « bénévole ». Je n’ai pas de rémunération à proprement dite. Mon seul et unique but est d’apporter mon peu de connaissances à ce club."

 

Vous avez évoqué ne pas reconnaître le rugby tel qu’il est aujourd’hui, pouvez-vous précisez ?

 

GB : "Pour moi le rugby est très changeant, et en termes de valeurs le respect et l’humilité ne font plus vraiment partie de ce sport."

 

 

Propos recueillis par Jessica Fiscal.

 

 

 

 

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