Candelon : « Il m’a fallu du temps »

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    Candelon : « Il m’a fallu du temps »
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Julien Candelon, bientôt 36 ans, est revenu avec nous sur sa transition entre sa carrière de quinziste et son actuelle carrière de joueur à VII. Il y évoque les difficultés qu’il a rencontré mais nous parle aussi de l’avenir et des JO.  

Vous avez fait vos débuts dans le rugby à XV, mais depuis quelques années, vous vous êtes illustré dans le rugby à VII. Comment s’est faite la transition ?

 

 

Julien Candelon : « Ça été compliqué au début car il a fallu se mettre au niveau physiquement des exigences du VII qui sont différentes de celle du XV. Autant ma première expérience en 2006, ne m’avait pas paru trop compliqué autant là, six ans après, physiquement les choses ont bien évolués. J’ai donc du m’améliorer en vitesse, mais aussi apprendre à cumuler des tâches à très haute intensité. »

 

Vous avez évolué au poste de trois-quarts aile dans le rugby à XV comment s’est faite cette transition au niveau de votre poste ?

 

 

JC : « Il a fallu s’adapter aux spécificités du VII encore une fois. En effet lorsqu’on joue à XV, la seule chose qu’on nous demande que ce soit offensivement ou défensivement c’est d’avancer. A VII, il faut avoir la capacité à ne pas s’isoler et concentrer des joueurs dans une zone tout en étant capable de ressortir de cette zone soit par la course soit par la passe. Il a donc fallu accepter de prendre du terrain pour déplacer le jeu dans une autre zone, et c’est quelque chose dont on a pas l’habitude à XV. Ces repères prennent du temps à devenir des automatismes. »

 

Aujourd’hui estimez-vous que le plus gros du travail a été accompli ?

 

 

JC : « Physiquement oui. Il m’a fallu un an pour avoir un niveau physique digne d’un joueur de rugby à VII »

 

On a pu observé que de nombreux quinzistes intégraient les équipes nationales à VII, pensez-vous que n’importe quel joueur de rugby à XV peut jouer au rugby à VII ?

 

 

JC « Non. Je pense que beaucoup de joueurs à XV sont capables de jouer à VII, mais beaucoup de très bons joueurs à XV ne peuvent pas forcément devenir de très bons joueurs à VII . Pour devenir un grand joueur de VII, il faut pratiquer de manière durable. Un joueur qui va venir juste sur un tournoi avec une seule semaine de préparation ce n’est pas du tout suffisant d’un point de vue physique et technique. C’est tout de même un grand chamboulement de passer du XV au VII. De plus, nos premières et deuxièmes lignes françaises n’ont pas du tout le gabarit pour jouer à VII. C’est très rare. Exception aux Fidji, où Nakarawa, un deuxième ligne de rugby à XV joue avec l’équipe nationale à 7. Ce n’est pas un joueur rapide, mais il joue beaucoup le ballon et a cette capacité à transmettre par du off-load ou par de la passe classique. A Glasgow d’ailleurs c’est celui qui touche le plus de ballons et qui casse le plus de lignes. Mais on parle d’extraterrestres là. Les fidjiens sont naturellement taillés pour le VII. En France, des joueurs comme ça nous n’en avons pas. J’ai beaucoup d’amitié pour Pascal Papé et Yoann Maestri, mais je ne les vois pas du tout évoluer en VII.  »

 

Que pensez-vous d’ailleurs de ces quinzistes qui intègrent de plus en plus l’équipe à VII ?

 

 

JC : « Il faut savoir que ce sont des hommes qui sont ciblés depuis longtemps. C’est notamment le cas pour Jean-Pascal Barraque. A ma connaissance, ça fait au moins quatre ans, que Jean-Claude Skrela, essaie de le faire venir à VII car il rempli tous les critères. Concernant Arthur Bonneval, il était avec nous à Hong Kong et à Singapour. Il fait parti de ces joueurs qui ont un potentiel physique et technique à exploiter. Ce sont des joueurs qui ont été ciblé par rapport à leurs caractéristiques. La vitesse en premier lieu, mais notamment cette capacité à changer d’appuis en second lieu. »

 

Le dernier tournoi du circuit mondial va se dérouler à Londres, savez-vous comment vos coéquipiers se sentent, puisque vous avez été mis au repos pour cette dernière étape ?

 

 

JC : « Il y a un gros travail qui a été fait surtout sur les derniers tournois. On a confirmé à Paris avec une troisième place et à Londres, nous allons affronter une poule qui est plutôt ouverte même si cinq joueurs, dont je fais partie, ont été mis au repos. Je crois que la volonté c’est la continuité. Il faut qu’on termine cette saison avec un maximum de certitude. Et ce tournoi de Londres doit s’inscrire dans la même lignée, de manière qu’on puisse aborder les JO dans de bonnes conditions.

 

 

Par Jessica Fiscal.

 

 

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